Pascal Décaillet n’est pas un thème, juste un embarras

En fait, il n’est rien qu’un petit journaliste de quartier, qui ne sait deviser que sur ce qu’il connaît le mieux: lui-même.

Je m’impose la lecture de chacun de ses dépôts (la télévision c’est trop pour moi) et suis frappé par l’unité de matière qu’ils contiennent: Pascal Décaillet, sa vie, son oeuvre ses connaissances infinies de l’histoire et de la politique, ses incantations, ses prophéties diverses et variées.

Depuis le début de la pandémie, il se surpasse, au point que parfois, j’en viens à me demander si sa Sainte Suffisance Journalistique vit sur la même planète que nous. Son dernier billet, publié sur la plate-forme des blogs de la Tribune de Genève, est un morceau d’anthologie.

Arguant de l’histoire de la ligne Maginot qui selon lui n’est pas « un thème » (de quoi, lui seul le sait), il étale ce que tout le monde sait sur la drôle de guerre, puis sur la guerre éclair. Là, on décèle toute l’admiration moite – d’ailleurs déjà dénoncée – du journaleux pour le IIIe Reich. Et il nous en fait sept paragraphes.

Tout cela pour finir par ce lieu commun, cette platitude extrême, ce non-contenu (parler de non-sens serait attribuer trop de substance à ce propos), cette conclusion qui restera à jamais gravée dans le marbre de la bêtise:

La Ligne Maginot n’était pas un thème. Le confinement est, au mieux, un état de fait. Il n’est pas un thème. L’Histoire se déroule ailleurs. Chez ceux qui veulent le mouvement.

On se rappellera que la slaviste Hélène Richard Favre avait été virée des blogs de la Tribune de Genève en raison, notamment, de la monotonie des sujets traités. On se demande ce qui retient encore le responsable de ladite plate-forme d’en faire de même avec Décaillet?

Le bon peuple appréciera. Et décidément, on a les échotiers que l’on mérite.

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Robert Cramer et les petits arrangements d’une république bananière

On apprend aujourd’hui que Robert Cramer a été nommé président de la Fondation Praille Acacias par le Conseil d’Etat. Je corrige: par son successeur et copain Antonio Hodgers. Nul doute que de substantiels jetons de présence viendront agrémenter la retraite du Vert à Pied.

Au-delà de ce non-évènement, c’est une pratique généralisée que cette nomination met en exergue.

On place ses petits copains à des postes grassement rémunérés.

Que l’on m’entende bien: je m’appuie sur l’exemple du duo Hodgers/Cramer pour illustrer une pratique généralisée, par tous les bords politiques. Il ne s’agit pas d’engager des gens compétents à des postes subventionnés, mais d’y placer ses potes; il s’agit aussi de récompenser de fidèles serviteurs de causes improbables, d’exécuteurs de basses oeuvres, de soutiens serviles.

Ce n’est qu’un début.

Dans 22 jours, en suite des élections municipales, l’actuelle mairesse devra laisser sa place. On attendra fébrilement de connaître sa récompense. Aura-t-elle un nom de rue de son vivant? Aura-t-elle une place dans un conseil d’administration? Que va-t-on en faire? Sera-t-elle propulsée à un rôle de héraut du féminisme tendance socialo-écolo-bobo? Salerno pointera-t-elle au chômage, comme elle le laissait entendre en 2018?

Et puis, il y aura aussi Esther Alder, Rémy Pagani et Guillaume Barazzone…

Le bon peuple bout d’impatience.