Nombrilisme politico-journalistique

Le nombrilisme politico-journalistique genevois est sidérant, surtout lorsque Monsieur Pascal Décaillet brocarde ses têtes de turc, anciennes et nouvelles. Dans cette dernière catégorie, on notera l’arrivée tardive de Madame Nathalie Fontanet, à qui notre échotier de quatrième zone reproche de mener une politique «de gauche».

On aimerait bien l’y voir, lui, aux manettes du canton. Mais il préfère rester aux marges, ce qui ne lui fait courir aucun risque, sinon celui de se couvrir lui-même d’un ridicule avéré.

Tant pis pour lui.

La dernière lubie de Décaillet

Pascal Décaillet a ses lubies. La dernière en date est d’affirmer que “la démocratie élective vit ses dernières décennies”. On se demande où il va chercher cela, mais c’est son thème de prédilection depuis quelque temps. Il faut bien meubler le vide sidéral ambiant.

Mais il est comme Donald J. Trump, finalement. Il répète et caquète, ad nauseam, ces nullités.

Et finit par vouloir nous faire croire que ce sont de véritables vérités.

Tout cela est pathétiquement vain, inutile et dénué de fondement. A l’instar de l’auteur de ces péroraisons.

L’ethnocentrisme comme démonstration

L’affligeant vote du «Brexit» met en exergue l’ignorance de la majorité de britanniques, encore accrochés au rêve d’un empire disparu depuis longtemps. Et égarés de la campagne du «Leave» ont fait miroiter son retour à des classes laborieuses frappées de cécité et de surdité.

Le plus consternant est de voir les réactions que ce vote provoque en Suisse. La totalité des crétins alpestres et UDC en tous genres nous répètent à l’envi qu’ils avaient raison, depuis le début. Bon.

Mais le pire se manifeste dans les discours ampoulés de Pascal Décaillet, sa Sainte Suffisance Journalistique qui, depuis la fin de la semaine dernière, nous la ramène sur les thèmes éculés des frontières, «des marchés ou de la patrie» (comme si l’on pouvait opposer les deux. Et puis, il y a tous ces autres journaleux de quinzième zone qui dispensent leurs bons conseils à l’Union Européenne… Le plus récurrent de ces appels consiste à engager l’Europe à s’inspirer du modèle de démocratie directe à l’helvétique. Ca doit les rassurer de pouvoir se dire qu’il n’y en a point comme nous, et que notre système, qui pourtant paralyse toutes possibilités de changements, pourrait être exporté ailleurs.

Comme ça, on devrait se sentir moins seuls, et surtout moins cons. En clair, l’ethnocentrisme comme réponse, comme auto-justification de sa propre stupidité.