Il n’y a pas de pire sourde que celle qui ne veut pas entendre

Hélène Richard Favre, slaviste et apologiste du régime de Moscou, se fait tirer les bretelles par le responsable de la plate-forme des blogs de la Tribune de Genève. Ce dernier lui fait part de sa perplexité quant à ses dépôts bloguesques.

A relever, la monotonie des sujets traités (la Russie, son président et ses justes causes, cela commence à bien faire), ainsi que les aspects elliptiques de ses positions. En effet, HRF a poussé à son paroxysme l’art de dire tout et son contraire dans une seule phrase.

Bien ancrée dans ses certitudes, HRF se défend en arguant qu’elle prend le contrepied de la « pensée unique » (mais sans réaliser que son argument est déjà, en soi, une pensée unique en inverse de celle qu’elle n’aime pas).

Inutile de relever que HRF est outrée de ces remarques – ainsi qu’elle l’est systématiquement lorsqu’un importun émet un avis différent du sien.

Et, comme d’habitude, le troupeau de moutons suiveurs (les inévitables Charles 05, Daniel, Jean Jarogh entre autres) bêle à qui mieux mieux pour la soutenir.

Il n’y a pas de pire sourde que celle qui ne veut pas entendre. Mais qui va s’en étonner?

Maudet est toujours aussi amusant

Pierre Maudet est toujours aussi amusant.

Interviewé ce matin sur la RTS, il a osé cette sortie: « je veux être jugé sur mon action ».

C’est cette tournure au singulier qui nous le rend si drôle. Son action, pas SES actions. Car il est vrai que dans le compte de ces dernières, on pourra trouver ses mensonges répétés, sa fourberie, son arrogance et sa prétention à nous faire oublier l’essentiel: il a menti comme il respire, des mois durant.

Cet homme est petit. Sa suffisance est insoutenable.

Qu’il parte, avec sa retraite à vie s’il le faut. Se débarrasser de lui n’a pas de prix.

L’exaltation de la Russie par la slaviste de service

Tout est prétexte à la slaviste Hélène Richard Favre pour glorifier la Russie. Dans un dernier dépôt de son blog, particulièrement nauséabond, elle va jusqu’à prétendre que c’est la Russie, et non les alliés, qui ont vaincu le nazisme en 1945. C’est édifiant. Si on l’écoutait, on devrait croire que l’URSS à elle seule a été l’artisan de la victoire. Yalta, les Etats-Unis et l’aide apportée à l’URSS, le Royaume-Uni, tout ça, effacé, d’un coup de bâton, ça n’existe pas.

Et le pire, ce sont les suiveurs habituels de ce torchon électronique, qui en ajoutent ad nauseam. On reconnaîtra la marque de l’indélébile stupidité des Daniel et Charles 05 qui saisissent une fois de plus l’occasion de la réécriture de l’histoire par la slaviste pour déballer leur lot habituel de commentaires aussi stupides qu’orientés, donnant des leçons à tous ceux qui auraient le malheur de ne pas bêler, à l’unisson, avec eux.

De tels propos sont malheureusement un signe des temps obscurs qui nous rattrapent. Si d’aventure la Russie devait imposer son joug au reste de l’Europe – ce qu’un certain nombre de ces moutons semble souhaiter ardemment – on sait déjà qui seront les collabos.

J’arrête là, une petite nausée me prend.

Les banquiers d’UBS ne font pas pitié

Le verdict rendu par le Tribunal de Paris condamne UBS à une amende record de 3.7 millions d’Euros. Il fallait évidemment s’y attendre. C’est lourd, très lourd, mais les banquiers d’UBS et leurs avocats avaient refusé un accord à 1,1 million d’Euros, se croyant dans leur bon droit. Quand même.

Les suisses n’ont jamais été connus pour assumer les conséquences de leurs actes (il n’y a qu’à voir les interminables discussions liées à l’accord-cadre avec l’UE). Et donc, il fallait les entendre geindre, avec leurs avocats, expliquant que le verdict était « impitoyable » et les « laisse pantois ». Les pauvres. On aurait presque envie de leur tendre un paquet de mouchoirs.

Il n’en reste pas moins qu’UBS avait monté une vaste entreprise d’évasion fiscale en France (et ailleurs également). Ont-ils éprouvé ne serait-ce qu’un atome de compassion envers le Trésor Public français? Pensez donc. La seule chose qui les motivait était une insatiable âpreté au gain, guidée par cette incroyable arrogance du banquier suisse qui tente toujours de se disculper en invoquant le droit. Cette fois-ci, ça n’a pas marché, et c’est bien fait pour eux.

Ils ont fait appel. Il y a fort à parier que ceux qui gagneront quelque chose dans cette nouvelle procédure, ce sont les avocats. On est content pour eux. Mais, en finalité, qui va payer? Vous, les clients d’UBS. Pour ma part, il y a longtemps que je me suis évadé de cette institution « too big to fail » et, surtout, trop stupide pour assumer ses actes.

Non, décidément, les banquiers d’UBS ne font pas pitié.

La dialectique indigne des défenseurs de Maudet

Dans un article du journal Le Temps du 30 novembre 2018, on peut lire cette perle:

« Vous croyez que Pierre Maudet est le premier politicien à mentir? »

C’est l’incroyable argument de John Dupraz, ancien député PLR, sort pour la défense de l’ex-président du Conseil d’Etat genevois.

Ainsi, on devrait exonérer les mensonges et tentatives de manipulations de Maudet au seul prétexte qu’il ne serait pas le seul à mentir. Vraiment?

Dans ce même article, le solaire Bertrand Piccard y va aussi de son couplet asinien:

« J’admire les gens qui se considèrent injustement victimes et qui se battent »

Le fait est que, dans ce cas particulier, Maudet n’est pas une victime, sinon celle de ses propres mensonges et divagations.

Telle est la dialectique des soutiens du futur ex-Conseiller d’Etat. Il y a eu pire ailleurs, d’autres ont fait pareil et il est une victime des grands méchants qui ourdissent les pires complots pour le forcer à la démission.

On ne sait ce qui est le plus affligeant, des faits eux-mêmes et de leur auteur ou de la misère intellectuelle des défenseurs jusqu’au-boutistes de Maudet.

Il faut s’appeler Pascal Décaillet

Il faut s’appeler Pascal Décaillet pour oser commettre une leçon sur l’histoire des grandeurs et décadences de l’empire perse en commentaire de la décision du bouffon de la maison blanche d’extraire les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.

Il se targue d’être féru d’histoire, notre Sainte Suffisance Journalistique… Ce qu’il oublie, c’est la dimension contemporaine de ladite Histoire (il n’en retient que la première syllabe).

On se permettra de contredire sa Majesté Journalistique en lui rappelant que l’Iran d’aujourd’hui n’a de lien avec l’Histoire que dans ses volontés hégémoniques au sein du monde musulman.

Tout dans sa grandiloquence, notre échotier appelle les pays d’Europe à affirmer « que leur relation avec l’Iran relève de leur choix souverain, et non d’un alignement sur les États-Unis d’Amérique »… en oubliant opportunément que, quelques jours auparavant, il faisait lui-même le panégyrique du président desdits Etats-Unis d’Amérique.

Je ne sais s’il existe une Histoire pour les journalistes, mais s’agissant de Décaillet, gageons que ce sont les oubliettes qui lui sont destinées.