La liberté d’expression c’est aussi le droit au blasphème

Plus de 90 médias français signent aujourd’hui un texte pour la liberté d’expression. Dans le contexte du procès des criminels survivants des attentats de Charlie et de l’hyper casher, il paraît évident de réaffirmer cette vérité, n’en déplaise aux cul-bénits, sectaires, musulmans intégristes, islamises violents et autres crétins:

la liberté d’expression inclut le droit au blasphème, tant que l’exercice de cette liberté ne nuit pas à l’ordre public.

Il se trouve que Charlie, en republiant les caricatures du prophète exerce cette liberté d’expression. Il ne se trouve que les fous de dieu d’Al-Quaida et autres agités du bocal pour ne pas apprécier ce geste à sa juste valeur.

Il vaut la peine, ici, de rappeler Karl Marx:

La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple.

Les musulmans intégristes et autres islamistes de mes deux provoquent exactement les soupirs des créatures qu’ils oppriment: femmes ou infidèles, libres penseurs, démocrates, athées, incroyants – tous ceux qui ne sont pas comme eux, c’est à dire une très vaste majorité des habitants de cette planète.

Qu’ils se taisent, qu’ils disparaissent, enfin.

Tout ca pour ca Charlie Hebdo publie a nouveau les caricatures de Mahomet

Décaillet: tout est prétexte à vomir la presse mainstream

Dans un récent billet, Pascal Décaillet démontre (le fallait-il encore?) que son objectif principal est de vomir la presse mainstream, qu’il s’agisse de la RTS ou du journal Le Temps.

Cette fois-ci, il prend prétexte du décès de Ruth Bader Ginzburg, juge à la cour suprême des Etats-Unis, pour asséner ses rengaines habituelles.

Il convient de noter que Sa Sainte Suffisance Journalistique se prend pour un grand apôtre de la démocratie en général et de la directe à l’helvétique en particulier.

Dans le cas de la cour suprême des Etats-Unis, ce qui choque la presse mainstream – mais aussi une bonne partie des citoyens des Etats-Unis – est la manière dont le parti républicain, à l’instigation de Trump, va tenter de manipuler une seconde fois la nomination d’un juge à la cour suprême.

Rappelons-nous: en 2016, le GOP majoritaire au Sénat a bloqué la nomination de Merrick Garland à la cour suprême car il était proposé par Obama durant une année électorale. Au prétexte qu’il incomberait au président élu de faire son choix.

Cette année, nous sommes dans la situation inverse. Trump est candidat et sa réélection est incertaine. Et ce même GOP affirme, sans honte, qu’il faudrait absolument nommer un remplaçant à Ruth Bader Ginzburg avant l’élection. La manoeuvre ne trompe personne et c’est exactement cela qui est révoltant car c’est une captation de démocratie commise par un parti noyauté par toutes sortes de tendances fascisantes, comme le Tea Party ou l’obscur mouvement QAnon.

Mais cela, Décaillet n’en n’a cure, tant sa haine de la RTS le ronge. Ce personnage est vraiment petit, petit, étroit dans une vision quasi obsessionnelle d’un monde passé, révolu à jamais.

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Pascal Décaillet ne vit pas sur la même planète que nous

Pascal Décaillet vit sur une autre planète que le reste d’entre nous. Dans un récent billet, il fait l’apologie du bilan de Donald Trump, ce qui lui donne aussi l’occasion de vomir la presse mainstream – une habitude chez lui – le Temps, en l’occurrence.

Quel benêt. Il faut le citer:

Mais il y a les faits. En quatre ans, Donald Trump n’a emmené les États-Unis dans aucune guerre. Son prédécesseur, Barack Obama, de la Somalie à l’Afghanistan, de la Libye à l’Irak, avait tapissé le monde de ses bombes, souvent dans l’indifférence générale des médias, qui ont toujours sanctifié sa figure. La bienpensance mondiale ne lui avait-elle pas attribué le Nobel de la Paix au tout début de son mandat, ruinant ainsi pour toujours le crédit de cette institution ? Sur le moment, passablement seul en Suisse romande, nous avions condamné cette scandinave pantalonnade.

Donald Trump, sur le plan économique et social, a rendu l’espoir à des millions d’Américains. Il a jugulé le chômage, créé un climat de confiance pour l’emploi. Il y a eu le Covid, c’est vrai, mais je ne sache pas qu’il puisse en être tenu pour responsable.

Deux paragraphes qui, comme d’habitude, visent à côté de la cible. Et qui sont d’une malhonnêteté crasse. Ne serait-ce que parce que les guerres d’Obama étaient celles de son prédécesseur, George W. Bush.

Trump a jugulé le chômage: mensonge.
Il a rendu l’espoir à des millions d’américains: mensonge.

Ca ne gêne pas notre échotier des bas fonds, qui pense sans doute que proférer un mensonge à trois ou quatre reprises en fait une vérité. C’est la méthode Trump, aussi.

Car le bilan de ce dernier est objectivement calamiteux. Sans même prendre en compte ses habitudes de communication qui, chaque jour, touchent le fond, plus profond encore que le précédent.

Vraiment, Décaillet est une carpette au service de l’ait-droite la plus bête de l’univers. Il est très content de lui.

PD

Le retour de la perfide Albion

La perfide Albion est de retour. Son bouffon de premier ministre a décidé de présenter un projet de loi qui, s’il est accepté par le parlement britannique, de revenir sur certaines dispositions de l’accord de retrait de l’UE pourtant signé en janvier 2020.

Il avait toujours été évident qu’au sein de l’Union Européenne, le Royaume-Uni voulait le beurre et l’argent du beurre.

Mais là, toutes les limites de la bienséance et du droit international sont en passe d’être bafoués par l’affreux BoJo.

Il faut espérer qu’il reste des parlementaires d’honneur dans ce pays, car Boris Johnson est indigne et faux-jeton.

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« Si le PLR continue à se soviétiser »

Les inconditionnels de M le Margoulin examinent la possibilité de créer un nouveau parti pour soutenir leur Conducator:

« si le PLR continue à se soviétiser, à ne plus représenter personne et à perdre toutes les élections (…)« 

Comme ça c’est dit.

Ces crétins qui constituent le fond de commerce du Margoulin – « les commerçants et artisans formant l’ancienne base du parti Radical » – n’ont cependant rien compris, tous aveuglés qu’ils sont par leur admiration béate du Guide.

Car si le PLR perd des élections, c’est bien en raison de l’attitude de M le Maudet, pas d’une prétendue « soviétisation » de leur parti… Car le galopin arrogant a menti, pris les électeurs les siens compris pour des imbéciles, méprisé ses camarades de parti et se retrouve en prévenu devant la justice.

Voilà un excellent bilan, ma foi…

Peut-être serait-il temps que les dinosaures de l’ex-parti radical se réveillent de leur longue hibernation et réalisent que cela fait un certain temps que nous sommes sortis de l’ère du jurassique. Car s’ils ne le font pas, il resteront des fossiles.

Pinata t rex

Le sectarisme érigé en système

Bon, je l’avoue, j’ai regardé les 39 minutes et 59 secondes de la vidéo des « America’s Frontline Doctors ».

Presque quarante minutes d’incantations sectaires visant à dénoncer un prétendu complot et, surtout, à discréditer toutes les études qui démontreraient l’inefficacité de l’hydroxychloroquine.

Il faut en effet voir et entendre la Doctoresse Stella Immanuel, accessoirement pasteure dans le Texas, appeler ces études « fake science ». Pour elle, le Dr Anthony Fauci n’a pas utilisé de stéthoscope avec un patient depuis la nuit des temps et n’a donc qu’à se taire. On en tombe de sa chaise. Et également, entendre les discours complotistes de ces médecins qui hurlent à l’imposture, à la tromperie généralisée et à la manipulation. Et c’est – évidemment – le rôle des America’s Frontline Doctors de prétendre qu’ils sont les détenteurs de la vérité, puisqu’eux seuls sont en contact avec de vrais patients.

C’est d’ailleurs là l’une des caractéristiques du sectarisme: on évacue toutes les informations ou les opinions contraires, de sorte à créer une réalité ne permettant aucune divergence.

Mais finalement, le pire n’est pas que quelques obscurs amerloques s’agitent le bocal comme des forcenés. Le pire est l’écho qu’ils trouvent ailleurs, tout particulièrement chez le gourou Jean-Dominique Michel, devenu l’apôtre de ce sectarisme consistant à effacer toute contradiction, à s’abreuver des « nouvelles » des réseaux de type Fox News en prétendant que ce ne sont pas les canaux de diffusion qui comptent, mais les informations.

Il va même jusqu’à affirmer que la Doctoresse Simone Gold aurait été licenciée de l’hôpital Providence de Burbank (Californie) à la suite de la fameuse vidéo… Sauf que l’on ne trouve aucun article là-dessus dans aucun média « traditionnel ». Fake news, quand tu nous tient.

Sauf que ces prétendues « informations » sont tellement sujettes à caution, tellement trompeuses et manipulatoires qu’elles ne peuvent être prises au sérieux, sauf par les innombrables troupeaux de moutons bêlants et stupides.

On appréciera par contre la tribune de Christian Lehmann, publiée le 2 août dans Libération. Il y évoque notamment « l’intuition d’un mégalomane narcissique, dont l’absence de doute a enflammé tous ceux qui sont devenus virologues sur YouTube en deux semaines ». Devinez de qui il parle là?

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L’hôpital se moque de la charité

Je dois avouer que je ne suis ni médecin, ni scientifique, ni épidémiologiste, ni « anthropologue de la santé ». Au siècle dernier, toutefois, il m’a été donné de faire des études universitaires et de pratiquer la statistique à un degré avancé.

Depuis le début de la pandémie, on entend, lit et voit absolument tout et son contraire. De la part des autorités sanitaires (qui nous ont dit au début que les masques ne servaient à rien pour nous les imposer aujourd’hui) au corps médical qui nous affirme que l’hydroxychloroquine est ou n’est pas un traitement valable du Covid-19.

Il y a quelque jours, une vidéo provenant d’un groupe inconnu, « America’s Frontline Doctors », a fait grand bruit, ne serait-ce que parce qu’elle a été rapidement censurée par les réseaux sociaux en raison du fait que les affirmations qu’elle contenait étaient erronées, voire mensongères.

Et nos gourous de se mettre à proférer leurs habituelles incantations et de hurler à l’innommable censure. On doit rendre hommage au réseau d’informations KWCH12 d’avoir effectué un fact-checking assez détaillé.

La femme présentant la vidéo fait en réalité partie du « Tea Party Patriots » que l’on ne peut certainement pas soupçonner de progressisme en quoi que ce soit à l’exception de se réclamer du droit à vivre le « rêve américain » et du « freedom of speech » ou d’abolition de l’avortement (des rengaines typiquement trumpistes).

La doctoresse Stella Immanuel qui prétend qu’il y a un traitement du Covid-19 est connue pour ses affirmations aussi ridicules que fantaisistes (cf. illustration ci-dessous).

La Doctoresse Simone Gold qui prétendait travailler au Cedars-Sinai Medical Network n’y a été employée que quelques semaines en 2015. Aucun des autres médecins n’a pu être contacté.

Et notre gourou national Jean-Dominique Michel se joint à la meute de loups hurlants à longueur de blogs et d’articles aussi ridicules que pénétrés. Et le pire est qu’il contribue à donner à l’alt-droite trumpiste une visibilité qu’il ne lui accorderait jamais si nous n’avions pas eu de pandémie.

Tout cela n’est pas sérieux mais grotesque, indigne et stupide.

Décidément, je n’en peux plus de toutes ces conneries.

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La non-nouvelle de la semaine

Darius Rochebin quitte la RTS et va s’installer à Paris, où il travaillera pour le groupe LCI.

Les lamentations de la presse helvétique sont pitoyables et pathétiques.

Et j’avoue que je me creuse depuis l’annonce de cette non-nouvelle.

A l’instar probable de la plupart des gens, je m’en fous royalement, je n’en n’ai rien à battre, ni de près, ni de loin, à pied, à cheval ou en bateau mouche. Je m’en tape comme de ma première chemise.

Voilà voilà.

Topelement

Le Gogol, c’est lui

Sa Sainte Suffisance Journalistique, jamais à court de stupidités à proférer, peste contre le port obligatoire du masque dans les transports en commun.

Il enrage contre les médecins cantonaux, affirmant cette ineffable vérité:

« mais quel Gogol, quel Pirandello bureaucratique a laissé surgir de ses méninges cette fonction qui sublime la noirceur du caporalisme le plus étriqué?« 

Le « caporalisme le plus étriqué »… Il fallait trouver. A force d’écrire stupidité après stupidité, on pourra bientôt les rassembler en un recueil de type « Best of ».

On pense chaque jour avoir touché le fond, à lire ses sornettes et ses vagissements quasi-hystériques. Mais chaque jour, on n’est jamais déçu, tant les propos de cet olibrius s’enfoncent plus profondément dans la vase de la pensée – si toutefois pensée il y a, ce qui est moins que certain.

Le Gogol (non, pas Nicolas Gogol, mais le niais attardé) c’est lui.

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La morbide fascination de sa Sainte Suffisance Journalistique pour la « DDR »

Son Eminence persiste et signe. Sa morbide fascination pour la République « démocratique » Allemande a à nouveau été exprimée dans un dépôt qu’il convient d’appeler un torchon.

Il nous apprend qu’il a « toujours eu un faible » pour cette dictature, au point qu’il aurait voulu y étudier.

Il pourrait aujourd’hui « écrire plusieurs livres sur la DDR ».

A ce stade, la « DDR » alimente cette fascination qu’il a de lui même dont il nous rabat les oreilles depuis des années. En voici un extrait, à graver à jamais dans le monument aux apologistes du communisme dans sa plus pure tendance stalinienne:

« Et puis, il y a la culture. Dès l’âge de vingt ans, j’ai lu les auteurs de la DDR. J’y ai immédiatement trouvé autre chose que de simples chantres du communisme, ce qui eût été un peu court pour capter les appétits littéraires du jeune homme que j’étais. Plus tard, j’ai découvert Christa Wolf, Heiner Müller, et tant d’autres. Nous sommes loin de la DDR ramenée (par la propagande occidentale) à la seule image de la Stasi, la redoutable police politique, en effet détestable« 

Décidément, rien ne peut arrêter les délires épistolaires de cet olibrius. Tout ça me fait penser à l’adage qui dit que si l’on est pas communiste à 18 ans, c’est que l’on n’a pas de coeur. Mais si on admire encore ce système à 40 ans (ou davantage) c’est que l’on n’a pas de tête. Tout est dit.

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