Salerno: good bye, enfin

A la veille de sa retraite, plusieurs journalistes (si l’on peut encore les appeler ainsi) s’extasient sur le bilan et la personne de la future ex-mairesse Sandrine Salerno.

Chacun y a de son éloge.

La Tribune de Genève se fend d’un article intitulé « Le coeur à gauche et les finances à droite« . A en croire l’auteur Sandrine Salerno sera regrettée.

Rien n’est plus faux. Son style dictatorial a coûté leur emploi à plusieurs fonctionnaires pourtant désireux de bien faire, tout particulièrement dans le secteur des ressources humaines.

Mais le fond est – évidemment – touché par Sa Sainte Suffisance Journalistique qui nous livre ce morceau d’anthologie:

Puissent d’autres grands argentiers, aux trois niveaux de notre pays (Villes, Cantons, Confédération) s’inspirer de sa retenue dans les dépenses, de sa lutte contre les déficits, de sa prudence féline, de son souci des équilibres

Il est talonné de près par S.S. elle-même qui nous dit:

J’ai une intuition de ce qu’il faut faire et de ce qui est juste

Au temps pour la modestie et la retenue, mais à couler dans le bronze de la stupidité.

Mais bon, la bonne nouvelle est que le 1er juin à 0 heures, la Ville sera soulagée de la présence de Sandrine Salerno aux affaires. Plus jamais ça.

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Référence: on lira avec intérêt cet article qui évoque la rectitude de S.S. et de la municipalité des petits copains.

La mairesse et ses panneaux

Sandrine Salerno a fait très fort. Et très utile à l’avancement du socialisme genevois tendance bobo. Imaginez-vous: la féminisation de panneaux, au nom d’une parité rêvée – que dis-je, fantasmée – par la mairesse.

Ainsi, un couple de lesbiennes, une femme enceinte, une vieille remplacent l’homme au chapeau.

Je ne sais pas vous, mais moi, j’hésite entre un ébahissement consterné, une irrépressible affliction et un fou rire niais.

A l’évidence, la mairesse et ses conseillères enragées ont vu dans des panneaux de signalisation routière un signe manifeste de machisme caractérisé… Mais comme le fait pertinemment observer Agnès Giard, « si le récit dominant voit des formes d’oppression dans les signalétiques routières, nous verrons de la phallocratie même dans les pictogrammes les plus inoffensifs ».

Au fond, que doit-on voir, voire comprendre, dans cette décision de la mairesse? Une volonté de laisser sa marque à quelques semaines de son départ, sans doute. Et aux frais du contribuable, évidemment. Une vision du monde étroite et basse de plafond, assurément. L’ivresse d’un pouvoir qui peut s’exercer n’importe où, également. Mais plus profondément, on relèvera que cette femme est frustrée de se sentir victime d’une domination masculine (la « phallocratie » évoquée plus haut) dont l’une des expressions les plus flagrantes se trouverait sur des panneaux indicateurs.

Beaucoup, comme moi, se réjouissent d’une implication de plus en plus forte des femmes dans la vie politique de nos communautés. Leur présence est une nécessité impérative.

Françoise Giroud disait à juste titre qu’une femme « serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente ». On pourra dire, beaucoup plus simplement, que les femmes sont aussi bêtes que les hommes.

La démonstration en est faite, et depuis longtemps, s’agissant de Sandrine Salerno qui prend les panneaux pour des lanternes. J’ajouterai que le critère premier de l’hypocrisie est l’affectation de la sincérité.

Plus que 23 jours avant les élections municipales.

M le Maudet a de la réflexion

On est littéralement consterné de lire dans la Tribune de Genève du 14 janvier que M le Maudet a dû réfléchir avant de concéder que son acte de subornation de témoin est « totalement indigne ».

Vraiment. On croit rêver.

L’enfant prodige a de la peine à réaliser que le monde qu’il s’est créé n’est pas, et de loin, la réalité des genevoises et genevois et probablement non plus celles de ses coreligionnaires en politique.

Son indignité ne faisait plus de doute pour personne, excepté lui-même et ses irréductibles aficionados qui enfument le bon peuple depuis des mois, prétextant que la présomption d’innocence doit être respectée (ce que personne ne conteste) et que d’autres ont également commis des délits. Cette ligne de défense est pitoyable et, en l’occurrence, totalement indigne également.

Aujourd’hui se tiendra l’assemblée générale de son parti, le PLR. Puissent ses membres entendre et comprendre que le bon peuple est plus que las de la déshérence de Maudet et que la seule solution qui ne soit pas « totalement indigne » consiste à prendre la porte.

Là, on lui dirait « Well done, old chap ».

M le Maudet

Maudet, PLR, l’implosion programmée

La descente aux enfers du PLR genevois est programmée. Elle se terminera par l’implosion du parti, déchiré par les luttes internes, les secrets nauséabonds révélés, les rancoeurs personnelles et, par-dessus tout, l’attitude jusqu’au boutiste de Pierre Maudet, menteur en chef de la formation.

Il s’accroche à ce qui lui reste de pouvoir, soutenu par une vieille garde de radicaux d’un autre siècle prêts à tout pour le laisser en place.

Mensonges, manipulations, secrets d’alcôves politiques, fonds occultes tout y est pour alimenter les conflits internes qui finiront par provoquer la disparition du PLR, assemblage contre nature de radicaux fazystes et de libéraux tendance rue des Granges. Au point que tout cela commence par agacer singulièrement les instances nationales du parti.

Pour tous, Maudet est présumé innocent. Soit. Mais il est aussi le ver dans le fruit PLR, le révélateur des dissensions irrédentistes et, probablement finalement, le fossoyeur du mouvement. Paltoquet menteur, arrogant, suffisant et content de lui, Maudet est pour l’instant sourd aux appels à la démission.

Au-delà des aspects juridiques de son affaire, la sortie serait pourtant la seule solution honorable aux problèmes que Maudet pose à sa formation, à la République et, en finalité, à ses concitoyens qui deviennent la risée de nos compatriotes confédérés. Mais, l’honneur, il ne semble pas en avoir, s’accrochant à sa position comme un naufragé à sa bouée. S’il tient encore quelques mois, il bénéficiera d’une substantielle rente de « retraité ».

Finalement, se débarrasser de Maudet n’aura pas de prix. Attendons donc ces quelques mois et qu’il parte sans honneur, entraînant son parti dans la disgrâce d’une disparition qui, en l’occurrence, sera entièrement méritée.

Salerno: le détournement de la pensée

Sandrine Salerno n’a pas obtenu sa dérogation pour siéger au Grand Conseil genevois en même temps qu’elle assure sa charge de Conseillère Administrative de la Ville de Genève. Il s’en est fallu de trois voix. Bien fait pour elle.

Dans une interview publiée dans la Tribune de Genève, la socialiste qualifie la décision de son parti de « surréaliste ». Elle s’en explique en arguant du fait que c’est car elle est femme que sa dérogation n’a pas été accordée. Pouf pouf. L’entourloupette intellectuelle si typiquement gauche-bobo. Je n’ai pas eu ce que je voulais donc je suis une victime par défaut.

Le bon peuple appréciera.

C’est évidemment elle qui tient des propos surréalistes. Elle nous explique qu’elle a 46 ans et qu’au terme de son mandat à la Ville de Genève, elle devra chercher du travail. Elle en aura alors 48. Elle nous arracherait presque une larme.

Elle devra faire l’expérience du chômage en col blanc et comprendra enfin toutes les vicissitudes que doivent endurer les demandeurs d’emploi de plus de 45 ans. Peut-être en tirera-t-elle des enseignements utiles pour elle.

Françoise Giroud affirmait au siècle dernier que l’égalité entre hommes et femmes serait atteinte le jour où une femme incompétente occuperait un poste-clé.

C’est fait. Ouf.

Monsieur Sylvain Thévoz est un justicier pharisaïque

Sylvain Thévoz, justicier pharisaïque, impénitent donneur de leçons, socialiste de l’heure des repas, tenant de cette gauche caviar si genevoise, islamophile de mes deux, se fait poète.

Le panégyrique de l’oppression des palestiniens, ce peuple si irrédentiste qu’il ne peut envisager la paix avec son voisin serait risible s’il n’était si obtus et, au fond, si cucul. La diabolisation des Etats-Unis serait amusante si elle n’était si aveugle et désinformée. La pesée des intérêts serait équitable, si elle n’était si sourde et tellement teintée de l’ignorance crasse et des slogans de son auteur.

Tout ça me donne une certaine nausée.

Sandrine Salerno au Conseil d’Etat? Surtout pas

Ainsi soit-il, les socialistes genevois ont choisi leurs candidats pour le Conseil d’Etat. Tout d’abord, on se réjouira que Kast, Sainte-Marie et le gros Sommaruga aient été écartés. Bien fait pour eux.

En revanche, on peut d’ores et déjà commencer à faire campagne contre l’ex-mairesse Salerno qui, évidemment, est habitée (si l’on ose dire) par l’envie de se recycler après trois mandats au Conseil Administratif de la Ville de Genève.

Il conviendra bien entendu de s’opposer par tous les moyens à cette candidature. Tout d’abord Sandrine Salerno (ci-après SS) n’est pas apte à mener cette tâche. Elle n’est ni consensuelle, ni capable de négocier quoique ce soit avec qui que ce soit.

En second lieu, elle est sectaire.

Enfin, elle s’est comportée en petit tyran au département des finances de la Ville de Genève. Employés écartés après des « enquêtes administratives » coûteuses et iniques, à l’instar des procès d’un autre siècle où l’accusé était coupable par défaut. Injonctions en contradiction avec le statut du personnel de la Ville et autres petits délits indignes. Des méthodes très gauche, en quelque sorte.

La République n’a pas besoin de cela. Donc, Salerno au Conseil d’Etat? Surtout pas.