M le Maudet a de la réflexion

On est littéralement consterné de lire dans la Tribune de Genève du 14 janvier que M le Maudet a dû réfléchir avant de concéder que son acte de subornation de témoin est « totalement indigne ».

Vraiment. On croit rêver.

L’enfant prodige a de la peine à réaliser que le monde qu’il s’est créé n’est pas, et de loin, la réalité des genevoises et genevois et probablement non plus celles de ses coreligionnaires en politique.

Son indignité ne faisait plus de doute pour personne, excepté lui-même et ses irréductibles aficionados qui enfument le bon peuple depuis des mois, prétextant que la présomption d’innocence doit être respectée (ce que personne ne conteste) et que d’autres ont également commis des délits. Cette ligne de défense est pitoyable et, en l’occurrence, totalement indigne également.

Aujourd’hui se tiendra l’assemblée générale de son parti, le PLR. Puissent ses membres entendre et comprendre que le bon peuple est plus que las de la déshérence de Maudet et que la seule solution qui ne soit pas « totalement indigne » consiste à prendre la porte.

Là, on lui dirait « Well done, old chap ».

M le Maudet

Maudet, PLR, l’implosion programmée

La descente aux enfers du PLR genevois est programmée. Elle se terminera par l’implosion du parti, déchiré par les luttes internes, les secrets nauséabonds révélés, les rancoeurs personnelles et, par-dessus tout, l’attitude jusqu’au boutiste de Pierre Maudet, menteur en chef de la formation.

Il s’accroche à ce qui lui reste de pouvoir, soutenu par une vieille garde de radicaux d’un autre siècle prêts à tout pour le laisser en place.

Mensonges, manipulations, secrets d’alcôves politiques, fonds occultes tout y est pour alimenter les conflits internes qui finiront par provoquer la disparition du PLR, assemblage contre nature de radicaux fazystes et de libéraux tendance rue des Granges. Au point que tout cela commence par agacer singulièrement les instances nationales du parti.

Pour tous, Maudet est présumé innocent. Soit. Mais il est aussi le ver dans le fruit PLR, le révélateur des dissensions irrédentistes et, probablement finalement, le fossoyeur du mouvement. Paltoquet menteur, arrogant, suffisant et content de lui, Maudet est pour l’instant sourd aux appels à la démission.

Au-delà des aspects juridiques de son affaire, la sortie serait pourtant la seule solution honorable aux problèmes que Maudet pose à sa formation, à la République et, en finalité, à ses concitoyens qui deviennent la risée de nos compatriotes confédérés. Mais, l’honneur, il ne semble pas en avoir, s’accrochant à sa position comme un naufragé à sa bouée. S’il tient encore quelques mois, il bénéficiera d’une substantielle rente de « retraité ».

Finalement, se débarrasser de Maudet n’aura pas de prix. Attendons donc ces quelques mois et qu’il parte sans honneur, entraînant son parti dans la disgrâce d’une disparition qui, en l’occurrence, sera entièrement méritée.

Salerno: le détournement de la pensée

Sandrine Salerno n’a pas obtenu sa dérogation pour siéger au Grand Conseil genevois en même temps qu’elle assure sa charge de Conseillère Administrative de la Ville de Genève. Il s’en est fallu de trois voix. Bien fait pour elle.

Dans une interview publiée dans la Tribune de Genève, la socialiste qualifie la décision de son parti de « surréaliste ». Elle s’en explique en arguant du fait que c’est car elle est femme que sa dérogation n’a pas été accordée. Pouf pouf. L’entourloupette intellectuelle si typiquement gauche-bobo. Je n’ai pas eu ce que je voulais donc je suis une victime par défaut.

Le bon peuple appréciera.

C’est évidemment elle qui tient des propos surréalistes. Elle nous explique qu’elle a 46 ans et qu’au terme de son mandat à la Ville de Genève, elle devra chercher du travail. Elle en aura alors 48. Elle nous arracherait presque une larme.

Elle devra faire l’expérience du chômage en col blanc et comprendra enfin toutes les vicissitudes que doivent endurer les demandeurs d’emploi de plus de 45 ans. Peut-être en tirera-t-elle des enseignements utiles pour elle.

Françoise Giroud affirmait au siècle dernier que l’égalité entre hommes et femmes serait atteinte le jour où une femme incompétente occuperait un poste-clé.

C’est fait. Ouf.

Monsieur Sylvain Thévoz est un justicier pharisaïque

Sylvain Thévoz, justicier pharisaïque, impénitent donneur de leçons, socialiste de l’heure des repas, tenant de cette gauche caviar si genevoise, islamophile de mes deux, se fait poète.

Le panégyrique de l’oppression des palestiniens, ce peuple si irrédentiste qu’il ne peut envisager la paix avec son voisin serait risible s’il n’était si obtus et, au fond, si cucul. La diabolisation des Etats-Unis serait amusante si elle n’était si aveugle et désinformée. La pesée des intérêts serait équitable, si elle n’était si sourde et tellement teintée de l’ignorance crasse et des slogans de son auteur.

Tout ça me donne une certaine nausée.

Sandrine Salerno au Conseil d’Etat? Surtout pas

Ainsi soit-il, les socialistes genevois ont choisi leurs candidats pour le Conseil d’Etat. Tout d’abord, on se réjouira que Kast, Sainte-Marie et le gros Sommaruga aient été écartés. Bien fait pour eux.

En revanche, on peut d’ores et déjà commencer à faire campagne contre l’ex-mairesse Salerno qui, évidemment, est habitée (si l’on ose dire) par l’envie de se recycler après trois mandats au Conseil Administratif de la Ville de Genève.

Il conviendra bien entendu de s’opposer par tous les moyens à cette candidature. Tout d’abord Sandrine Salerno (ci-après SS) n’est pas apte à mener cette tâche. Elle n’est ni consensuelle, ni capable de négocier quoique ce soit avec qui que ce soit.

En second lieu, elle est sectaire.

Enfin, elle s’est comportée en petit tyran au département des finances de la Ville de Genève. Employés écartés après des « enquêtes administratives » coûteuses et iniques, à l’instar des procès d’un autre siècle où l’accusé était coupable par défaut. Injonctions en contradiction avec le statut du personnel de la Ville et autres petits délits indignes. Des méthodes très gauche, en quelque sorte.

La République n’a pas besoin de cela. Donc, Salerno au Conseil d’Etat? Surtout pas.

Lettre ouverte à Pascal Décaillet, sa Sainte Suffisance Journalistique

Votre Splendeur Journalistique,

On devrait vous consacrer l’un de ces petits ouvrages qui existaient du temps de mes études post-obligatoires et qui s’appelaient « Profil d’une oeuvre ».

Celui qui vous serait consacré devrait impérativement mettre en exergue les méandres d’un esprit critique (c’est bien), tortueux (c’est mieux) et égocentrique (ce n’est pas bien).

En effet, tous vos billets, sans exception aucune, sont construits de la même manière: au prétexte de commenter ou de deviser sur un sujet de politique ou de société (aïe, j’ai osé le blasphème), vous ne faites en réalité qu’une seule chose.

Parler de vous.

De votre vie, de vos idées, de vos expériences d’adolescent, de journaliste, de votre haine de la presse suisse romande, si conforme à votre goût.

Moi, moi, moi, moi, en quelque sorte, encore moi et toujours moi.

Selon le vieux principe qui stipule qu’il est plus aisé de voir la paille qui se trouve dans l’oeil de son voisin, vous ne voyez pas la poutre qui se trouve dans le vôtre.

Pour tout vous dire, vos écrits sont lassants à force d’être conformes et prévisibles à force d’être semblables, quels qu’en soient les sujets.

On se réjouira du terme de l’élection présidentielle française, la dernière en date de vos obsessions, pour que nous soient épargnées vos élucubrations et vagissements sur ce que les citoyens de la République (dont je suis, fièrement) devraient voter, sans que vous n’osiez le dire, car vous êtes un lepéniste même pas avoué, comme vous êtes, de ce côté-ci de la frontière, un blochérien pur et dur.

Allez, je me sens mieux et, tel une carpette, je m’aplatis devant votre sainte suffisance.

Trump a gagné, Décaillet n’en peut plus

Pascal Décaillet n’en peut plus depuis la victoire de Donald J. Trump à l’élection présidentielle américaine. Sa cible privilégiée est la presse mainstream qu’il vilipende avec toute l’ardeur d’un jusqu’au-boutiste qui aurait perdu le sens des réalités.

Mais il touche le fond du fond lorsqu’il compare Trump avec Franklin D. Roosevelt, « une référence, qui affleure », affirme-t-il, tout certain qu’il est qu’il a raison en tout et sur tout, de sa position d’échotier de quartier.

Il oublie (mais ne devrait-on pas plutôt parler de mémoire sélective) que Roosevelt était un démocrate et que Trump est un républicain. Et qu’actuellement, le GOP ne veut qu’une seule chose: détruire les acquis de la présidence de Barack Obama, diminuer les impôts, diminuer l’impact du gouvernement fédéral, notamment en ce qui concerne le soutien aux défavorisés (qui, comme par hasard ont voté en masse pout Trump). Tout cela en créant d’immenses chantiers visant à renouveler les infrastructures.

Un enfant d’école primaire du Nebraska ou de l’Alabama s’aperçoit de la supercherie en un instant. Il n’y a que Sa Sainte Suffisance Journalistique pour émettre des idées aussi absurdes et dénuées de toute analyse en profondeur. Il ne s’y connaît qu’à donner des leçons du type:

« L’Histoire est totalement imprévisible. Nul d’entre nous ne sait de quoi demain sera fait ».

Ben voilà, comme ça, c’est dit. Les portes ouvertes sont définitivement enfoncées et Décaillet remporte la palme d’or du lieu commun. Tout seul comme un grand.