l’Alt-droite a son représentant en Suisse

Sa Sainte Suffisance Journalistique, Pascal Décaillet, est un homme de droite. Nostalgique d’un passé que l’on croyait à jamais oublié, il fait régulièrement l’apologie de l’Allemagne. Oh, non pas l’Allemagne actuelle, mais la République Démocratique Allemande, l’infâme RDA dont, adolescent, il appréciait les journaux radiophoniques.

Il n’y a pas là de quoi fouetter un chat. On a les nostalgies que l’on mérite, après tout.

Là où Saint Pascal se transcende littéralement, c’est dans sa critique de ce qu’il est convenu actuellement d’appeler les médias « mainstream » et leurs représentants. Ces derniers sont en réalité ses confrères et consoeurs, coupables à ses yeux de procéder à une critique insensée de l’administration Trump et de Trump lui-même, du Brexit, en bref de tous les thèmes qui excitent Décaillet comme une mouche gravitant frénétiquement autour d’une bouse bien fraîche.

Il ne voit dans ces critiques que l’expression d’un malaise post-soixante-huitard, de frustrations bien pensantes et, surtout la preuve de l’imbécillité indécrottable des journalistes qui ne sont pas lui. Et, effectivement, ceux qui ne sont pas Décaillet, ça fait pas mal de monde.

Il tombe dans les plus grossiers travers que l’on peut qualifier de « alt-right » et qui consistent à discréditer l’ensemble de la presse lorsqu’elle tient des propos qui lui déplaisent. Non, comme ses amis de la Maison Blanche, on ne démonte pas les arguments de ses contradicteurs sur le fond, mais on disqualifie simplement ceux qui ont rapporté l’information, en l’occurrence les désastreuses décisions exécutives de Donald J. Trump.

Et l’on s’aperçoit que notre ami échotier des bas-fonds de la pensée journalistique est à un pas des ridicules propos de Kellyanne Conway qui défendait cet intéressant et nouveau concept, les « alternative facts ». Et ces gens s’y prennent toujours de la même façon: les faits, vérifiables et incontournables sont sans importance et peuvent être niés, contre toute évidence, lorsqu’ils ne nous arrangent pas. Ce qui est à critiquer impérativement est l’attitude de ceux qui les mettent en exergue. En cela, Décaillet tombe dans le panneau de la rhétorique d’une droite bête et méchante: celle qui, en plus de se réclamer d’un conservatisme étroit libère la parole des plus frustrés et des plus médiocres.

L’élection de Donald Trump, après le Brexit, a définitivement désinhinibé les discours de Décaillet. Il faut dire qu’il ne lui en fallait pas beaucoup. Décaillet finalement, c’est du « fake news ».

Pascal Décaillet est un nostalgique du IIIe Reich

Sa Sainte Suffisance Journalistique l’ineffable Pascal Décaillet est un nostalgique du IIIe Reich. Dans un billet publié sur la plate-forme des blogs de la Tribune de Genève – dont on se demande pourquoi elle permet encore à cet olibrius profiteur de l’utiliser – il se lâche et nous sort la totale.

Il nous fait part de la moiteur qu’il a éprouvée à la fréquentation de vétérans du front de l’Est, à l’âge de 14 ans. Il nous dit toute la fascination que cette Allemagne provoquait chez l’adolescent pas encore attardé qu’il était. Il va jusqu’à dire qu’il trouvait que les nouvelles radiophoniques de la république démocratique allemande « n’étaient pas si mal faites », effaçant au passage le fait que l’appareil de la RDA était composé pour l’essentiel d’anciens nationaux-socialistes.

Il la ramène si souvent avec l’importance de « la mémoire », mais il feint d’ignorer que cette Allemagne-là était porteuse du rêve pan-européen et sans frontières qu’il abhorre aujourd’hui. Le rêve d’une Europe purifiée, nettoyée de ses populations inférieures (juifs, tziganes, slaves, homosexuels ou handicapés). Il passe sous silence que ce sont ces allemands et ces armées qui ont mis l’Europe à feu et à sang.

Pour un peu, à l’instar de ses copains facho-populisto-UDC néo-trumpiens, il en réécrirait l’histoire, inventant un passé aussi irréel qu’idéalisé.

Cette nostalgie est dérangeante. Heureusement, l’Allemagne fantasmée par notre échotier local a bien changé. Et pour le meilleur.

Trump a gagné, Décaillet n’en peut plus

Pascal Décaillet n’en peut plus depuis la victoire de Donald J. Trump à l’élection présidentielle américaine. Sa cible privilégiée est la presse mainstream qu’il vilipende avec toute l’ardeur d’un jusqu’au-boutiste qui aurait perdu le sens des réalités.

Mais il touche le fond du fond lorsqu’il compare Trump avec Franklin D. Roosevelt, « une référence, qui affleure », affirme-t-il, tout certain qu’il est qu’il a raison en tout et sur tout, de sa position d’échotier de quartier.

Il oublie (mais ne devrait-on pas plutôt parler de mémoire sélective) que Roosevelt était un démocrate et que Trump est un républicain. Et qu’actuellement, le GOP ne veut qu’une seule chose: détruire les acquis de la présidence de Barack Obama, diminuer les impôts, diminuer l’impact du gouvernement fédéral, notamment en ce qui concerne le soutien aux défavorisés (qui, comme par hasard ont voté en masse pout Trump). Tout cela en créant d’immenses chantiers visant à renouveler les infrastructures.

Un enfant d’école primaire du Nebraska ou de l’Alabama s’aperçoit de la supercherie en un instant. Il n’y a que Sa Sainte Suffisance Journalistique pour émettre des idées aussi absurdes et dénuées de toute analyse en profondeur. Il ne s’y connaît qu’à donner des leçons du type:

« L’Histoire est totalement imprévisible. Nul d’entre nous ne sait de quoi demain sera fait ».

Ben voilà, comme ça, c’est dit. Les portes ouvertes sont définitivement enfoncées et Décaillet remporte la palme d’or du lieu commun. Tout seul comme un grand.

Blocher déraille, une habitude

Le dinosaure de Schaffouse déraille. Rien de nouveau sous le soleil, tant ce vieil homme nous a habitué à ses discours qui fleurent bon les chaussures à clous et les chemises brunes auréolées d’une transpiration virile.

Bon. dans un article paru ce jour sur le site de la Tribune de Genève, il nous reparle de son obsession favorite: l’immigration.

On passera sur les discours à tendance Udécé canal historique époque du jurassique antérieur. Mais il nous sort cette perle: « Nous ne sommes pas très innovants ». Ca, c’est un chef d’oeuvre du lieu commun, ou comment on enfonce les portes ouvertes à l’Udécé.