Pour les négationnistes

On ne résiste pas à faire part de cet édifiant article, publié sur le site de France 3 Côte d’Azur.

Donc :

– Il n’y a pas de pandémie

– Le virus n’est pas dangereux

– Les hôpitaux sont vides

– Raoult est un génie

– L’HCQ est la panacée universelle, même pour le cancer

– Ceux qui contredisent tout ce qui précède sont confus ou ne comprennent rien

– Il faut ruser contre son gouvernement pour obtenir de l’HCQ sur des parking pour se soigner du Covid (citation du gourou Jean-Dominique Michel)

Vraiment?

Ce serait à mourir de rire si ce n’était aussi tragique.

Screen Shot 2020 09 21 at 7 25 02 AM

Pascal Décaillet ne vit pas sur la même planète que nous

Pascal Décaillet vit sur une autre planète que le reste d’entre nous. Dans un récent billet, il fait l’apologie du bilan de Donald Trump, ce qui lui donne aussi l’occasion de vomir la presse mainstream – une habitude chez lui – le Temps, en l’occurrence.

Quel benêt. Il faut le citer:

Mais il y a les faits. En quatre ans, Donald Trump n’a emmené les États-Unis dans aucune guerre. Son prédécesseur, Barack Obama, de la Somalie à l’Afghanistan, de la Libye à l’Irak, avait tapissé le monde de ses bombes, souvent dans l’indifférence générale des médias, qui ont toujours sanctifié sa figure. La bienpensance mondiale ne lui avait-elle pas attribué le Nobel de la Paix au tout début de son mandat, ruinant ainsi pour toujours le crédit de cette institution ? Sur le moment, passablement seul en Suisse romande, nous avions condamné cette scandinave pantalonnade.

Donald Trump, sur le plan économique et social, a rendu l’espoir à des millions d’Américains. Il a jugulé le chômage, créé un climat de confiance pour l’emploi. Il y a eu le Covid, c’est vrai, mais je ne sache pas qu’il puisse en être tenu pour responsable.

Deux paragraphes qui, comme d’habitude, visent à côté de la cible. Et qui sont d’une malhonnêteté crasse. Ne serait-ce que parce que les guerres d’Obama étaient celles de son prédécesseur, George W. Bush.

Trump a jugulé le chômage: mensonge.
Il a rendu l’espoir à des millions d’américains: mensonge.

Ca ne gêne pas notre échotier des bas fonds, qui pense sans doute que proférer un mensonge à trois ou quatre reprises en fait une vérité. C’est la méthode Trump, aussi.

Car le bilan de ce dernier est objectivement calamiteux. Sans même prendre en compte ses habitudes de communication qui, chaque jour, touchent le fond, plus profond encore que le précédent.

Vraiment, Décaillet est une carpette au service de l’ait-droite la plus bête de l’univers. Il est très content de lui.

PD

L’imposteur négationniste Jean-Dominique Michel persiste et signe

Jean-Dominique Michel persiste et signe. Il faut le citer expressis verbis pour prendre la mesure de l’incomparable condescendance du gourou:

Bertrand Kiefer est depuis longtemps un observateur intéressant du domaine médical, quoique toujours un peu embrouillé (…)

Pour mémoire, Bertrand Kiefer est rédacteur en chef de la revue médicale suisse (et accessoirement médecin et théologien). Qualités que notre « anthropologue de la santé » ne peut revendiquer, c’est certain. Voila à quoi notre imposteur s’occupe ces jours-ci.

Mais la meilleure des meilleures est cet extrait de la vidéo de son entretien avec Silvano Trotta, complotiste en chef, où il parle de la manière suivante – minutes 59.30 à 59.50:

J’ai du me battre contre mon gouvernement pour trouver de l’hydroxychloroquine parce que j’étais malade du Covid. J’ai du arranger un deal clandestin sur un parking pour obtenir un médicament qui pouvait me sauver la vie. J’ai du ruser contre mon gouvernement… On vit dans quel monde?

Vraiment? En Suisse, pays dans lequel n’importe quel médecin fait des prescriptions de complaisance, le Sieur Michel a du comploter contre son gouvernement? Il nous prend pour des cons.

Ce délire parachève une heure et quatre minutes d’un entretien durant lequel Trotta et Michel se caressent dans le dos et s’encouragent aux divagations les plus ridicules et stupides. Pour mémoire, Trotta est le crétin qui affirme que la lune est creuse.

Michel, Trotta, qui se ressemble s’assemble.

Screen Shot 2020 09 14 at 8 51 17 AM

Le retour de la perfide Albion

La perfide Albion est de retour. Son bouffon de premier ministre a décidé de présenter un projet de loi qui, s’il est accepté par le parlement britannique, de revenir sur certaines dispositions de l’accord de retrait de l’UE pourtant signé en janvier 2020.

Il avait toujours été évident qu’au sein de l’Union Européenne, le Royaume-Uni voulait le beurre et l’argent du beurre.

Mais là, toutes les limites de la bienséance et du droit international sont en passe d’être bafoués par l’affreux BoJo.

Il faut espérer qu’il reste des parlementaires d’honneur dans ce pays, car Boris Johnson est indigne et faux-jeton.

Boris johnson cartoon

Philippe Vergnes, inconnu de la science

Dans un récent article publié sur son blog, le ci-devant Philippe Vergnes, spécialiste autoproclamé de la perversion narcissique et de la manipulation s’est fendu d’un article aussi touffu que confus, dans lequel il prend fait et cause pour Jean-Dominique Michel. Arguant de l’impératif de développer une pensée critique, seul moyen de «faire opposition et contrepoids à la pensée perverse qui se fait de plus en plus sentir actuellement dans notre société», il abonde de références, de renvois à d’autres de ses articles ou à des lectures d’auteurs plus ou moins connus. Tout cela rend une lecture attentive de son dépôt d’autant plus difficile qu’il est en plus truffé de fautes d’orthographe.

Faisant référence au billet du blogueur Thomas C. Durand concernant Jean-Dominique Michel, Vergnes entreprend de démonter les constats (et non les jugements) dudit blogueur au nom d’une obscure «zététique», l’art du doute ou selon Rostand «l’hygiène préventive du jugement».

Si l’on peut bien entendu ne pas être d’accord avec les positions de Thomas C. Durand, Philippe Vergnes, lui, le charge de toutes sortes de tares plus ou moins gravissimes et qui rendraient sa position dénuée de tout fondement. Ainsi, Durand manifesterait notamment des « biais cognitifs ».

Le reste n’est qu’un ramassis d’interprétations orientées, de déductions foireuses et d’accusations dénuées de fondement. Rien de très scientifique. Mais le pire est que les écrits de Philippe Vergnes sont porteurs de ce qu’il est communément appelé un «effet-miroir». Ses postures, positions et critiques se basent exactement sur les comportements manipulateurs qu’il dénonce par ailleurs. Et à ceux qui osent lui opposer un avis différent, il présente ce diagnostic péremptoire et disqualifiant : ils souffrent de «confusion». Et toc.

A l’instar des questions que je me pose sur la validité du parcours de formation de Jean-Dominique Michel et qui l’amène à se présenter comme un « anthropologue de la santé », je me demande d’où sort Philippe Vergnes. La seule référence CV que l’on trouve sur lui est plus que réduite, je cite :

Consultant en entreprise et auteur en 2011 d’un livre intitulé « Le mal du siècle : la manipulation », publié sur Thebookédition [site d’édition de livres à compte d’auteur]. J’anime un blog spécialement destiné à la vulgarisation de la perversion narcissique qui est une théorie des conflits bien plus riches que ce à quoi les médias la destinent actuellement : « Perversions narcissiques et psychopathies : théories et concepts ».

Ni plus ni moins. Impressionnant. De lui non plus, on ne sait rien du parcours de formation et de son expérience professionnelle, en dehors d’une vague présence sur Facebook. Ou plutôt si : il est expert en leçons qu’il dispense à tort et à travers, de grandes contributions à l’avancement de la science et d’effets de manche pseudo psychologiques. Et relativement à Jean-Dominique Michel, qui se ressemble s’assemble.

171537 104423669631954 5031693 o

Raoult fait un raout à propos de l’hydroxychloroquine

Le professeur Didier Raoult a une page Facebook officielle. Rien de moins.

Celle-ci permet à ce mandarin de mes deux de faire la promotion de l’hydroxychloroquine sous toutes ses formes et pour toutes sortes de pathologies.

La dernière en date serait que l’HCQ « marche pour les malades du cancer ». Là, vraiment, ce Raoult et son raout nous empapaoute. Je voudrais bien savoir depuis quand un médicament antimalarien peut traiter le cancer… Et, surtout, quelles sortes de cancers.

Et il se trouve plus de 200 peigne-culs pour liker cette affirmation qui est sortie de tout contexte, sans aucune explication digne de ce nom, ni sur l’étude, ni sur rien.

Décidément, Raoult se faoult de nous.

Screen Shot 2020 09 03 at 10 15 31 AM

Jean-Dominique Michel est un imposteur

Jean-Dominique Michel se présente (je devrais dire se vend) comme un « anthropologue de la santé ». Il a un troupeau de suiveurs inconditionnels sur sa page Facebook et son blog. Depuis le début de la pandémie liée au Covid-19, on le voit partout, on l’entend partout et il dégoise ses théories à la mord-moi-le noeud à tort et à travers.

Il se fait passer pour un professionnel de haut niveau. Malheureusement pour lui, il a eu la bêtise de publier son parcours de formation sur sa page LinkedIn. Impressionnant parcours…

Il débute dans les années 1986 – 1994 à l’Université de Montréal ou il aurait obtenu des « certificats » en études théâtrales, cinématographiques, anthropologie ainsi qu’un Bachelor en « Arts & Sciences ». Quels diplômes? On n’en sait rien.

Il poursuit avec un brevet d’instructeur suisse de ski et patente vaudoise en 1990 – 1991, ce qui prouve qu’il a du revenir en Suisse pour ses vacances d’hiver. Et ce brevet est sans aucun doute très utilie pour développer ses connaissances en anthropologie de la santé.

Et ça continue avec un certificat en ethno-linguistique et un diplôme d’études supérieures en anthropologie de la santé, délivrés par un mystérieux « Psycho-Physics Academy » à Londres, en 1993 – 1995. Cette académie n’a aucune existence sur Internet ailleurs que dans le curriculum vitae de Jean-Dominique Michel. Un simple recherche sur Internet nous apprend que cette société à responsabilité limitée a été créée en 1993 par un certain Jean-Paul André Gérome (artiste peintre de son état) et a été dissoute en 1999. Ca commence à sentir le souffre.

Il poursuit par une formation en biogénéalogie dispensée par Esclarmonde à Genève en 2005 – 2006. Cet institut est spécialisé dans les formations du domaine de la naturopathie et, sur son site actuel, ne fait aucune mention de biogénéalogie.

Ce n’est pas terminé! Notre imposteur fréquente ensuite l’Institut de Coaching et de Thérapies d’Evolution à Genève, entre 2009 et 2013, où il aurait obtenu un diplôme de praticien et de formateur en « accompagnement individuel et groupal »… Cet institut n’a pas d’existence sur Internet.

En 2016, MD Consultation Institution de Santé lui aurait délivré un diplôme de formation REMAS (reprogrammation émotionnelle par les mouvements alternés et la sophrologie)… Il se trouve que cettte organisation « offre une approche de soins ambulatoire en psychiatrie générale et une approche plus spécifique pour les problèmes de dépendances à un produit ou d’addictions à un comportement pour les problèmes d’Hyperactivité chez l’adulte (TDA-H) et pour les personnes « Haut Potentiel »… Le site fait cependant mention de « traitements plus spécifiques comme: l’intégration d’outil TCC de troisième génération, la résilience, le mindfulness, le R.E.M.A.S (technique proche de l’E.M.D.R) basées sur les mouvements alternatifs pour le syndrôme de stress post traumatique, les phobies et certains troubles anxieux »… On s’approche, mais de formation, il n’y en a pas. Il y a fort à penser que notre olibrius y a été admis comme patient plutôt que comme étudiant.

Et pour parachever le tout, il nous dit avoir suivi une formation en « neuro coaching » à la Loyola Marymount University. Cette université catholique existe bel et bien, mais sur son site Internet, aucune trace de formations au coaching ou au « neuro coaching »… En revanche, Mark Waldman qui est effectivement titulaire d’une chaire au sein de cette université, propose un cours en ligne de neurocoaching dont on ne sait pas grand chose sinon qu’il n’est en aucun cas affilié à la Loyola Marymount University.

Enfin, le site Google Scholar ne fait aucune mention de quelconques publications académiques signées de la main de Jean-Dominique Michel.

Tout cela n’est pas reluisant du tout. Jean-Dominique Michel n’est titulaire d’aucun diplôme universitaire digne de ce nom, n’a eu aucune carrière académique, aucune publication autre que ses deux livres et un article sur « L’importance de la croyance dans le processus thérapeutique », publié en 2008.

Si l’on ne se base que sur son curriculum vitae, on doit donc conclure que Jean-Dominique Michel n’est pas qui il prétend être. Sa posture relève davantage de celle d’un gourou illuminé que d’un scientifique de niveau académique.

Pour autant, cela devrait-il lui interdire de proférer ses absurdités? Certainement pas… Pour autant que l’on soit pleinement conscient que cet individu est un imposteur.

Unnamed

COVID-19: Manifestations anti-masques

Quelques manifestations se sont déroulées samedi 29 août, à Berlin et Zurich notamment, aux fins de dénoncer les « atteintes liberticides » que représentent le port obligatoire du masque. Et les manifestants de repartir sur les rengaines que l’on regrette d’avoir à qualifier d’habituelles. On notera ces monuments de stupidité:

Il n’y a pas de pandémie.
Le Covid-19 est un complot ourdi par l’industrie pharmaceutique aux fin d’asservir les gouvernements et leur populations.
Le masque est une muselière dont la fonction est d’enjoindre les gens de se taire.
Le Covid-19 n’est pas contagieux (celle-ci est tirée du blog du complotiste en chef Jean-Dominique Michel).
Raoult est un saint.
L’OMS est à la solde de la pharma internationale…

La meilleure est que ces imbéciles évoquent que l’apparition du virus VIH était aussi un complot.

Je ne suis ni épidémiologue, ni virologue, ni médecin, ni scientifique, mais juste un citoyen, conjoint, père grand-père et ami qui ne veut en aucun cas participer à la propagation de ce virus. Et j’en ai plus qu’assez des faux messies, prophètes à la petite semaine et gourous de mes deux.

Peut-être qu’un tout petit peu de bon sens devrait ramener ces illuminés à une certaine raison. Car refuser le masque, sachant qu’il est bien sur une contrainte mais fait partie des mesures simples de protection, c’est un peu comme si dans les années SIDA, on refusait de faire l’amour à n’importe quel inconnu – ou inconnue – sans préservatif.

Décidément, l’imbécillité n’a pas de limite.

1200px SARS CoV 2 without background

Les délires de la slaviste continuent

Hélène Richard Favre, slaviste et figure de proue des soutiens inconditionnels au régime de Poutine, persiste et signe. Il faut dire que l’affaire Navalny lui donne du grain à moudre.

Reprenons. Navalny, opposant à Poutine, interdit de candidature aux élections est empoisonné dans un avion. Les empoisonnements, ça ne rappelle pas quelque chose? Il semblerait que ces méthodes soient privilégiés par la dictature du Kremlin pour éliminer ses opposants, en Russie ou ailleurs.

Et voici notre slaviste qui doute, manipule, tord l’information pour lamentablement tenter de disculper son copain Poutine. On retient cette récente perle :

Et si Alexeï Navalny -dont on sait le sort adverse qui l’a visé- était, en réalité, une victime de règlements de compte qui le dépasseraient?

Et de citer un article du Figaro dans lequel elle lit que des pressions seraient exercées par les Etats-Unis sur l’Allemagne. J’ai eu beau le lire à plusieurs reprises, je n’y ai vu aucune mention des Etats-Unis.

La slaviste a son troupeau bêlant d’admirateurs bas de plafond. On y retrouvera l’inévitable Charles 05, disciple fidèle aux vues assez limitées. Mais elle nous prend pour des imbéciles.

Putin

Les obsessions de l’échotier: diagnostic psychiatrique

Le « grand journaliste » du paysage audio-visuel de Suisse romande nous livre, jour après jour, ses obsessions. Le diagnostic psychiatrique est intéressant et assez facile à effectuer.

L’olibrius souffre:

– d’égocentrisme aggravé

– d’une fixation négative sur l’Union Européenne

– d’une adoration pour l’UDC et pour le dinosaure de Schaffouse

– d’une vénération du vote du 14 février

– d’une exécration de mai 68 et de ses succédanés

– d’une misère intellectuelle permanente

Mais, surtout, et c’est un développement récent, d’une logorrhée caractérisée sur le scrutin du 27 septembre prochain, sur l’immigration. Et il nous sert toutes, absolument toutes les vieilles et éculées rengaines xénophobes que l’on connait depuis le siècle dernier, malgré ses dénégations:

Il ne s’agit absolument pas de xénophobie : réguler les flux migratoires n’implique aucune espèce de jugement dépréciatif sur l’étranger, en tant que tel. Ceux qui brandissent ce terme, xénophobie, dans le débat du 27 septembre, doivent être implacablement remis à leur place. Au besoin, par des procédures en diffamation

En plus, il se fait menaçant, le bougre. Du délire de la persécution à ajouter à la longue liste de ses pathologies.

Vous rendez-vous compte? Des plaintes en diffamation? Moi je l’affirme haut et fort – et je prédis déjà que son éventuelle plainte en diffamation se retrouvera à sa place, aux oubliettes de l’histoire – que cet homme est foncièrement, irrémédiablement xénophobe.

C’est grave, docteur? Oui! Il lui faut ses petites gouttes tout de suite, ça le calmera, et cela soulagera le bon peuple qui n’en peut plus de ses élucubrations.

3062259311 1 5 SDRWCKxl