La laïcité selon Hani Ramadan

Le bon Hani a toujours des idées. Comme beaucoup de ses confrères en religion (on ne parle pas de consoeurs car les femmes n’ont pas voix au chapitre) il craint les amalgames.

Et pour lui, les « amalgamistes » (presque aussi dangereux que les djihadistes, en fait) sont les « laïcards et les frontistes ».

Comme ça c’est fait, on a une idée tout à fait claire de la laïcité selon notre bon ami Hani. Pour lui, en clair, la laïcité c’est laisser les musulmans faire ce qu’ils veulent, partout, et surtout dans les pays républicains et confédérés qui ont fort opportunément séparé les églises de l’état. Burqas, charia, fatwas, même combat.

Allez, je vais l’avouer, je suis un laïcard, et fier de l’être.

Et j’irai plus loin: les islamistes à la Ramadan sont toxiques pour nos sociétés.

Nos ancêtres, hommes et femmes, se sont battus pendant des siècles pour ne plus être sous le joug de curés ou autres ecclésiastiques. Ce n’est pas pour aujourd’hui nous faire empoisonner l’existence par des barbus agités du bocal.

Le « malaise » des musulmans de Suisse

Dans un article publié aujourd’hui, le journal Le Temps se fait l’écho du malaise que ressentiraient les musulmans de Suisse, après le troisième attentat djihadiste perpétré en France depuis janvier 2015.

Comme d’habitude, les musulmans condamnent, mais aussitôt fait, y vont de leurs litanies habituelles. « Nous sommes fatigués de devoir nous justifier de quelque chose qui n’a rien à voir avec nous », et que les terroristes ne sont pas « représentatifs en regard du nombre de musulmans dans le monde ». C’est fait, on tombe dans la basse rhétorique du nombre.

Certes, les terroristes ne constituent qu’une infime minorité de ces « croyants ». Il n’en demeure pas moins qu’ils se réclament de l’islam et tuent pour devenir des martyrs de cette cause, si l’on ose dire. En ce sens, ils sont une dangereuse minorité agissante – leur nombre n’ayant rien à voir avec leur potentiel de nuisance. Et puis, on n’a jamais vu de chrétiens se faire sauter ou écraser des innocents au XXIe siècle, jusqu’à preuve du contraire.

Le pompon est décerné, comme d’habitude, à l’islamiste Hani Ramadan qui, après avoir condamné l’attentat de Nice, se met à mégoter, puis à invoquer l’islamophobie et les méfaits des approches journalistiques. Et puis, très logiquement, il en vient à disculper les illuminati du califat.

Plus malhonnête, on meurt. Car faut-il rappeler, encore et toujours, que ces musulmans, radicalisés, se réclament précisément de leur religion?

De deux choses l’une: ou Hani Ramadan est stupide, ou il nous prend pour des idiots. Pourquoi pas les deux?

Boris Johnson: le bouffon de l’empire désuni

On croit rêver. BoJo, le bouffon de l’empire désuni s’est rendu à Bruxelles hier.

Et devinez quoi: il a été tout étonné de ne pas avoir été invité à dîner avec ses homologues de l’Union Européenne. Il a du se contenter d’un aparté avec Federica Mogherini. Le pauvre.

Mais là ou BoJo dépasse tout, c’est lorsqu’il affirme, sans honte, que son pays voudrait « continuer à jouer un rôle moteur » en Europe. L’hôpital qui se moque de la charité.

Et puis, les britanniques vivent dans la nostalgie de l’Empire. Quand se rendront-ils compte qu’il est perdu depuis longtemps? La mentalité d’insulaire, c’est amusant un moment. Maintenant, l’humour anglais est à l’article 50 du traité de Lisbonne.

Islam: le grand nettoyage est indispensable

Il est temps pour nos concitoyens musulmans de faire le ménage chez eux.

L’islam, tel qu’il est perçu par la majorité d’entre nous, n’est pas une religion de tolérance, et encore moins de paix. Et pour couper court aux inévitables qualificatifs que la précédente remarque va inévitablement provoquer, je ne suis ni raciste, ni intolérant, juste laïc. Mais, il est vrai que je souffre d’islamophobie caractérisée lorsqu’il s’agit des attentats aveugles que nous subissons depuis plus d’un an.

Après Charlie, l’Hypercasher, le Bataclan, Bruxelles et, désormais, Nice, des morts par centaines et des illuminati djihadistes qui, sur les réseaux sociaux, se félicitent de ces tueries et remercient leur dieu d’avoir pu tuer des “croisés”.

Cela suffit.

Les discours lénifiants à la Martine Brunschwig Graf, notamment, ne percutent plus. Maintenant, c’est à un nettoyage par l’intérieur qu’il faut que les musulmans procèdent.

Les “modérés” de nos régions, s’ils existent encore, doivent conduire cette tâche immense, tout de suite, sans attendre. Purger, de l’intérieur, extraire le mal de leurs lieux de culte, quitte à en renvoyer les imams dévoyés, les payeurs salafistes saoudiens chez eux.

Il en va de la paix civile. Car c’est bien à cette dernière que les extrémistes et autres djihadistes aspirent. Ne les laissez pas faire, jamais.

L’ethnocentrisme comme démonstration

L’affligeant vote du «Brexit» met en exergue l’ignorance de la majorité de britanniques, encore accrochés au rêve d’un empire disparu depuis longtemps. Et égarés de la campagne du «Leave» ont fait miroiter son retour à des classes laborieuses frappées de cécité et de surdité.

Le plus consternant est de voir les réactions que ce vote provoque en Suisse. La totalité des crétins alpestres et UDC en tous genres nous répètent à l’envi qu’ils avaient raison, depuis le début. Bon.

Mais le pire se manifeste dans les discours ampoulés de Pascal Décaillet, sa Sainte Suffisance Journalistique qui, depuis la fin de la semaine dernière, nous la ramène sur les thèmes éculés des frontières, «des marchés ou de la patrie» (comme si l’on pouvait opposer les deux. Et puis, il y a tous ces autres journaleux de quinzième zone qui dispensent leurs bons conseils à l’Union Européenne… Le plus récurrent de ces appels consiste à engager l’Europe à s’inspirer du modèle de démocratie directe à l’helvétique. Ca doit les rassurer de pouvoir se dire qu’il n’y en a point comme nous, et que notre système, qui pourtant paralyse toutes possibilités de changements, pourrait être exporté ailleurs.

Comme ça, on devrait se sentir moins seuls, et surtout moins cons. En clair, l’ethnocentrisme comme réponse, comme auto-justification de sa propre stupidité.

De la misère morale et intellectuelle des banquiers privés genevois

On apprend qu’une « rupture inédite » vient de survenir au sein des très privés banquiers genevois Lombard Odier. Rendez-vous compte de la catastrophe: il n’y a plus de Lombard dans cet établissement.

Outre le fait que le bon peuple se fout éperdument de cette nouvelle, on ne peut que relever la misère morale et intellectuelle de ces individus.

Leurs misères financières accumulées durant les années de secret bancaire sont des multiples des PIB de nombreux pays. Leur âpreté au gain, allant jusqu’à facturer un intérêt négatif sur les dépôts en liquide de leurs clients, au prétexte que s’ils ne ne faisaient pas « ils ne gagneraient plus d’argent » (citation authentique de l’un des associés de l’établissement cité plus haut) donne le ton de la misère morale de ces messieurs.

Il y a quelques années, lors d’un débat radiophonique l’opposant à un socialiste, l’un d’entr’eux parlait de son métier comme une « industrie d’exportation ». Et voici la misère intellectuelle dans toute sa splendeur. Le socialiste n’avait eu qu’à porter l’estocade: « ce n’est pas une industrie d’exportation, mais une industrie de fraude fiscale ».

Rien à redire. Laissons ces banquiers cupides s’entredéchirer, car nous n’avons rien à faire de leurs petites querelles intestines et de leurs produits nauséabonds.

Les aventures de Bibi Fricotin au pays de la censure

Un amusant article du journaliste Olivier Francey, initialement publié publié dans le Temps, aurait été retiré du site quelques heures seulement après avoir été mis en ligne (1).

Et pour cause, il mettait en cause le mirifique conseiller d’état genevois Pierre Maudet. Il faut dire que ce dernier n’avait rien trouvé de mieux à faire que de rendre visite au guide suprême de la révolution islamique d’Iran, en compagnie du champion du rire – et accessoirement président de la confédération helvétique.

Olivier Francey se moque gentiment du potentat genevois, affirmant que si celui-ci s’il s’était « prénommé Pierrette » n’aurait pas porté de foulard islamique… Ce rappel explicite de la visite de Micheline Calmy-Rey, voilée pour l’occasion, que Maudet avait abondamment critiquée à l’époque.

Le style (légèrement) vitriolé d’Olivier Francey a visiblement déplu à Bibi Fricotin et son texte a été censuré, sans doute sous les pressions de l’entourage du (très petit) fricoteur.

Comme quoi, la république bananière a encore de longs jours devant elle, où un magistrat de quartier peut faire la loi au sein d’une presse prétendument libre.

(1) Bibi Fricotin au pays des mollahs, Le Temps, 3 mars 2016