Maudet, l’absurde obstination

Pierre Maudet est sur une autre planète. Il est complètement déconnecté de la réalité.

Il est sans aucun doute une cause essentielle de la débâcle de son parti, le PLR. Au point que Christian Lüscher, dans une mémorable interview diffusée sur la RTS, l’appelle à démissionner. Non pas de sa fonction de conseiller d’Etat, mais du parti lui-même.

J’avais prédit cette déroute dans un précédent billet, datant de novembre 2018…

M le Maudet n’a toujours pas compris qu’il est devenu indésirable, même pour son propre parti.

Au contraire, dans une récente interview, notre freluquet accuse Lüscher d’être un théâtral « père de la vertu ».

Tout en ajoutant qu’il a « l’expérience de se faire poignarder ». Il s’accroche (à rien) et se défend (de tout).

Il y aurait de quoi pouffer si cette posture n’était si aveuglément arrogante et affligeante.

Pierre, pour l’amour de ton parti, redescends sur terre! Et démissionne, vite.

Maudet est toujours aussi amusant

Pierre Maudet est toujours aussi amusant.

Interviewé ce matin sur la RTS, il a osé cette sortie: « je veux être jugé sur mon action ».

C’est cette tournure au singulier qui nous le rend si drôle. Son action, pas SES actions. Car il est vrai que dans le compte de ces dernières, on pourra trouver ses mensonges répétés, sa fourberie, son arrogance et sa prétention à nous faire oublier l’essentiel: il a menti comme il respire, des mois durant.

Cet homme est petit. Sa suffisance est insoutenable.

Qu’il parte, avec sa retraite à vie s’il le faut. Se débarrasser de lui n’a pas de prix.

La dialectique indigne des défenseurs de Maudet

Dans un article du journal Le Temps du 30 novembre 2018, on peut lire cette perle:

« Vous croyez que Pierre Maudet est le premier politicien à mentir? »

C’est l’incroyable argument de John Dupraz, ancien député PLR, sort pour la défense de l’ex-président du Conseil d’Etat genevois.

Ainsi, on devrait exonérer les mensonges et tentatives de manipulations de Maudet au seul prétexte qu’il ne serait pas le seul à mentir. Vraiment?

Dans ce même article, le solaire Bertrand Piccard y va aussi de son couplet asinien:

« J’admire les gens qui se considèrent injustement victimes et qui se battent »

Le fait est que, dans ce cas particulier, Maudet n’est pas une victime, sinon celle de ses propres mensonges et divagations.

Telle est la dialectique des soutiens du futur ex-Conseiller d’Etat. Il y a eu pire ailleurs, d’autres ont fait pareil et il est une victime des grands méchants qui ourdissent les pires complots pour le forcer à la démission.

On ne sait ce qui est le plus affligeant, des faits eux-mêmes et de leur auteur ou de la misère intellectuelle des défenseurs jusqu’au-boutistes de Maudet.

Maudet, PLR, l’implosion programmée

La descente aux enfers du PLR genevois est programmée. Elle se terminera par l’implosion du parti, déchiré par les luttes internes, les secrets nauséabonds révélés, les rancoeurs personnelles et, par-dessus tout, l’attitude jusqu’au boutiste de Pierre Maudet, menteur en chef de la formation.

Il s’accroche à ce qui lui reste de pouvoir, soutenu par une vieille garde de radicaux d’un autre siècle prêts à tout pour le laisser en place.

Mensonges, manipulations, secrets d’alcôves politiques, fonds occultes tout y est pour alimenter les conflits internes qui finiront par provoquer la disparition du PLR, assemblage contre nature de radicaux fazystes et de libéraux tendance rue des Granges. Au point que tout cela commence par agacer singulièrement les instances nationales du parti.

Pour tous, Maudet est présumé innocent. Soit. Mais il est aussi le ver dans le fruit PLR, le révélateur des dissensions irrédentistes et, probablement finalement, le fossoyeur du mouvement. Paltoquet menteur, arrogant, suffisant et content de lui, Maudet est pour l’instant sourd aux appels à la démission.

Au-delà des aspects juridiques de son affaire, la sortie serait pourtant la seule solution honorable aux problèmes que Maudet pose à sa formation, à la République et, en finalité, à ses concitoyens qui deviennent la risée de nos compatriotes confédérés. Mais, l’honneur, il ne semble pas en avoir, s’accrochant à sa position comme un naufragé à sa bouée. S’il tient encore quelques mois, il bénéficiera d’une substantielle rente de « retraité ».

Finalement, se débarrasser de Maudet n’aura pas de prix. Attendons donc ces quelques mois et qu’il parte sans honneur, entraînant son parti dans la disgrâce d’une disparition qui, en l’occurrence, sera entièrement méritée.

Les aventures de Bibi Fricotin au pays de la censure

Un amusant article du journaliste Olivier Francey, initialement publié publié dans le Temps, aurait été retiré du site quelques heures seulement après avoir été mis en ligne (1).

Et pour cause, il mettait en cause le mirifique conseiller d’état genevois Pierre Maudet. Il faut dire que ce dernier n’avait rien trouvé de mieux à faire que de rendre visite au guide suprême de la révolution islamique d’Iran, en compagnie du champion du rire – et accessoirement président de la confédération helvétique.

Olivier Francey se moque gentiment du potentat genevois, affirmant que si celui-ci s’il s’était « prénommé Pierrette » n’aurait pas porté de foulard islamique… Ce rappel explicite de la visite de Micheline Calmy-Rey, voilée pour l’occasion, que Maudet avait abondamment critiquée à l’époque.

Le style (légèrement) vitriolé d’Olivier Francey a visiblement déplu à Bibi Fricotin et son texte a été censuré, sans doute sous les pressions de l’entourage du (très petit) fricoteur.

Comme quoi, la république bananière a encore de longs jours devant elle, où un magistrat de quartier peut faire la loi au sein d’une presse prétendument libre.

(1) Bibi Fricotin au pays des mollahs, Le Temps, 3 mars 2016