Maudet, l’arrogance jusqu’au bout

Ainsi, Pierre Maudet sera renvoyé devant un tribunal. Enfin, sera-t-on tenté de dire, tant cette « affaire » traîne depuis des mois.

Tout content de lui, comme d’habitude, M le Maudet est moite d’excitation à l’idée que les juges d’instruction aient renoncé à inclure les dons du groupe Manotel dans la procédure. L’avocat Mangeat, tout fier, n’a pas manqué d’indiquer que selon lui, cela avait « valeur d’acquittement ».

Donc, notre menteur ne devra répondre que de l’affaire de ses vacances princières à Abu Dhabi.

Il avait annoncé en 2018 que s’il devait aller devant un tribunal, il démissionnerait. Et hier, il nous dit le contraire, qu’il ne démissionnera qu’en cas de condamnation. Un mensonge de plus, mais qu’importe, il en a l’habitude.

Mais ces propos d’une insondable stupidité devront être gravés à jamais dans le béton de son épitaphe politique:

Mes adversaires ont mené une instruction à charge, ils ont entassé les accusations qui se dissipent

Et celle-ci:

Je suis un homme qui se bat depuis des mois, qui ne s’est jamais considéré comme une victime, mais comme une cible

Allez, pour un peu, on va le plaindre. Toujours est-il qu’il devra quand même aller expliquer ses conversations électroniques avec son pote Brandt devant les instances de son parti. On espère que ces dernières auront le courage de les sanctionner.

Cet homme est la honte de la république. Il n’a ni honneur, ni sens des responsabilités de ses actes. Il n’est ni une cible, ni une victime. Il est un menteur, un dissimulateur, indigne de toute confiance.

Il doit démissionner, il doit être oublié. Vite.

Momo

Scoop: un article publié dans le Temps d’hier fait état de cette perle, sous la plume de Fati Mansour:

La situation est d’autant plus inconfortable que Pierre Maudet a choisi une stratégie de défense agressive et digne d’un margoulin

Tout est dit, rien a ajouter.

Maudet est toujours aussi amusant

Pierre Maudet est toujours aussi amusant.

Interviewé ce matin sur la RTS, il a osé cette sortie: « je veux être jugé sur mon action ».

C’est cette tournure au singulier qui nous le rend si drôle. Son action, pas SES actions. Car il est vrai que dans le compte de ces dernières, on pourra trouver ses mensonges répétés, sa fourberie, son arrogance et sa prétention à nous faire oublier l’essentiel: il a menti comme il respire, des mois durant.

Cet homme est petit. Sa suffisance est insoutenable.

Qu’il parte, avec sa retraite à vie s’il le faut. Se débarrasser de lui n’a pas de prix.

La dialectique indigne des défenseurs de Maudet

Dans un article du journal Le Temps du 30 novembre 2018, on peut lire cette perle:

« Vous croyez que Pierre Maudet est le premier politicien à mentir? »

C’est l’incroyable argument de John Dupraz, ancien député PLR, sort pour la défense de l’ex-président du Conseil d’Etat genevois.

Ainsi, on devrait exonérer les mensonges et tentatives de manipulations de Maudet au seul prétexte qu’il ne serait pas le seul à mentir. Vraiment?

Dans ce même article, le solaire Bertrand Piccard y va aussi de son couplet asinien:

« J’admire les gens qui se considèrent injustement victimes et qui se battent »

Le fait est que, dans ce cas particulier, Maudet n’est pas une victime, sinon celle de ses propres mensonges et divagations.

Telle est la dialectique des soutiens du futur ex-Conseiller d’Etat. Il y a eu pire ailleurs, d’autres ont fait pareil et il est une victime des grands méchants qui ourdissent les pires complots pour le forcer à la démission.

On ne sait ce qui est le plus affligeant, des faits eux-mêmes et de leur auteur ou de la misère intellectuelle des défenseurs jusqu’au-boutistes de Maudet.