PLR, l’effet Maudet, Salerno, Bayenet et les autres

Et pan!

L’effet Maudet a frappé ses copains du PLR en pleine poire. Les défaites électorales sont considérables et c’est bien fait pour eux.

L’ex-député Deneys n’a évidemment pas raté l’occasion de la ramener en raillant sur Facebook en utilisant le hashtag #PierreResteEncore. Pour une fois, je suis d’accord avec lui, cependant.

La palme de l’imbécillité revient tout de même au PLR battu sèchement, Simon Brandt qui affirme, sans rire:

Je suis triste face à ce résultat. Si Madame Barbey avait accepté une large alliance à droite, il y aurait deux élus de droite au Conseil administratif. Mais elle a préféré s’allier en sous-marin avec la gauche plutôt qu’avec des personnes avec qui elle a travaillé depuis cinq ans. Je souhaite bonne chance à ce gouvernement monocolore de gauche. Sans quelqu’un dans cet Exécutif qui veut vraiment changer les choses, tout va continuer comme avant, les dysfonctionnements resteront cachés.

Pas une once d’autocritique de la part de celui qui avait déjà fait imprimer ses propres affiches électorales solo au soir du premier tour. Vraiment, à prendre l’électeur pour un imbécile, on finit par prendre une baffe en retour.

C’est fait, et personne ne s’en plaindra. Finalement il n’y a que le malheureux Bertrand Reich, homme d’honneur contrairement à nombre de ses coreligionnaires, qui prend la pleine mesure du désastre:

C’est une déconfiture.

Personne ne pourra le contredire.

Il faut bien dire que Madame Barbey Chappuis a été bien aidée, en effet, par la future ex-mairesse, Sandrine Salerno, ce que Simon Brandt lui reproche amèrement. Elle aussi, s’est illustrée par ce propos magnifique:

Merci de ne pas me prendre pour l’idiote que je ne suis pas.

Qu’elle se rassure, on la prend juste pour celle qu’elle est.

On se félicitera aussi de l’éjection sans gloire de la « gauche de la gauche » du conseil administratif de la Ville. Bayenet pourra tranquillement se réinstaller dans ses campagnes. Et là également, personne ne le retiendra.

Maudet, PLR, l’implosion programmée

La descente aux enfers du PLR genevois est programmée. Elle se terminera par l’implosion du parti, déchiré par les luttes internes, les secrets nauséabonds révélés, les rancoeurs personnelles et, par-dessus tout, l’attitude jusqu’au boutiste de Pierre Maudet, menteur en chef de la formation.

Il s’accroche à ce qui lui reste de pouvoir, soutenu par une vieille garde de radicaux d’un autre siècle prêts à tout pour le laisser en place.

Mensonges, manipulations, secrets d’alcôves politiques, fonds occultes tout y est pour alimenter les conflits internes qui finiront par provoquer la disparition du PLR, assemblage contre nature de radicaux fazystes et de libéraux tendance rue des Granges. Au point que tout cela commence par agacer singulièrement les instances nationales du parti.

Pour tous, Maudet est présumé innocent. Soit. Mais il est aussi le ver dans le fruit PLR, le révélateur des dissensions irrédentistes et, probablement finalement, le fossoyeur du mouvement. Paltoquet menteur, arrogant, suffisant et content de lui, Maudet est pour l’instant sourd aux appels à la démission.

Au-delà des aspects juridiques de son affaire, la sortie serait pourtant la seule solution honorable aux problèmes que Maudet pose à sa formation, à la République et, en finalité, à ses concitoyens qui deviennent la risée de nos compatriotes confédérés. Mais, l’honneur, il ne semble pas en avoir, s’accrochant à sa position comme un naufragé à sa bouée. S’il tient encore quelques mois, il bénéficiera d’une substantielle rente de « retraité ».

Finalement, se débarrasser de Maudet n’aura pas de prix. Attendons donc ces quelques mois et qu’il parte sans honneur, entraînant son parti dans la disgrâce d’une disparition qui, en l’occurrence, sera entièrement méritée.