« Aigle royal et pie bavarde »: Décaillet se met une poutre dans l’oeil

Anti soixante-huitard de la première heure (il avait dix ans), pseudo-intellectuel, échotier des bas fonds de la pensée journalistique de Suisse francophone (bien voir l’oxymore entre « pensée » et « journalistique »), prophète de cataclysmes illusoires et impénitent donneur de leçons, voici que notre Pascal Décaillet s’en prend aux chroniqueurs de la presse.

Il encense Mauriac et Clavel puis tire à vue sur les « cercles parisiens où l’on ricane et se congratule entre soi ». Pas une seconde, il ne réalise que l’entre-soi, pour lui, est devenu l’entre moi et moi et moi. Tout à son égo, tout gonflé d’une importance qu’il s’imagine bien plus qu’elle n’est réelle, il assène ses leçons de journalisme à qui mieux mieux.

Un dépôt si typique de sa Sainte Suffisance journalistique, finalement. A voir la paille dans l’oeil de ses voisins, il n’a pas conscience du splendide effet-miroir qu’il nous livre.

Tout cela après nous avoir dit sa haine de mai soixante-huit.

« J’ai passé un demi-siècle à haïr 68 » nous dit-il. Mais n’oublions pas qu’il a passé son adolescence à admirer la république « démocratique » allemande.

Voilà, voilà. Un personnage très reluisant.

Le faux modeste « citoyen de Genève »

Hani Ramadan, qui n’en n’est plus à son coup d’essai, se fend d’une “lettre ouverte à François Hollande” sur le blog qu’il tient avec la complicité de la Tribune de Genève. Ce dépôt d’anthologie atteint le fond du fond de la bassesse islamique dans toute sa splendeur.

Hollande a reçu Abdel Fatah Al-Sissi (pas l’impératrice) en visite officielle à Paris, et cela heurte la sensibilité de Ramadan. Le pauvre.

Donneur de leçons comme à son habitude de sectaire, il nous explique l’illégitimité de Sissi, lançant des incantations sur les alliances qui, selon lui, “font honte”. Puis il y va de la menace: « C’est exactement le sort qui va vous être réservé, par la grâce de Dieu”…

On croit rêver.