L’ethnocentrisme comme démonstration

L’affligeant vote du «Brexit» met en exergue l’ignorance de la majorité de britanniques, encore accrochés au rêve d’un empire disparu depuis longtemps. Et égarés de la campagne du «Leave» ont fait miroiter son retour à des classes laborieuses frappées de cécité et de surdité.

Le plus consternant est de voir les réactions que ce vote provoque en Suisse. La totalité des crétins alpestres et UDC en tous genres nous répètent à l’envi qu’ils avaient raison, depuis le début. Bon.

Mais le pire se manifeste dans les discours ampoulés de Pascal Décaillet, sa Sainte Suffisance Journalistique qui, depuis la fin de la semaine dernière, nous la ramène sur les thèmes éculés des frontières, «des marchés ou de la patrie» (comme si l’on pouvait opposer les deux. Et puis, il y a tous ces autres journaleux de quinzième zone qui dispensent leurs bons conseils à l’Union Européenne… Le plus récurrent de ces appels consiste à engager l’Europe à s’inspirer du modèle de démocratie directe à l’helvétique. Ca doit les rassurer de pouvoir se dire qu’il n’y en a point comme nous, et que notre système, qui pourtant paralyse toutes possibilités de changements, pourrait être exporté ailleurs.

Comme ça, on devrait se sentir moins seuls, et surtout moins cons. En clair, l’ethnocentrisme comme réponse, comme auto-justification de sa propre stupidité.

Décaillet et les portes fermées de la rue des Granges

Dans un récent billet posté sur la plate-forme des blogs de la Tribune de Genève, Pascal Décaillet s’en prend à Alexandre de Senarclens, candidat PLR au prochaines élection nationales.

Sa Sainte Suffisance journalistique juge Alexandre de Senarclens emprunt d’un “parfum de rue des Granges”. 

Mais au fond, ce n’est pas le candidat PLR qui dérange Décaillet, non. Ce qui le dérange par-dessus tout, c’est que pour lui, les portes des immeubles patriciens de la rue des Granges, côté pair et côté impair, sont et seront toujours fermées.

Saint Pascal jalouse cette petite aristocratie de province, qui vit repliée sur elle-même et ne s’ouvre que très rarement, sinon jamais, aux intrus comme lui. Surtout s’ils sont d’origine, de tradition ou de religion catholique.

Donc, comme il ne sera jamais invité à la rue des Granges, il ne lui reste que le sarcasme et le persiflage. Du très grand Décaillet.

becurioustv, la vie, la mort, l’ennui

becurioustv est une nouvelle chaîne de télévision, créée, animée et gérée par l’épouse d’un milliardaire vaudois. Bon.

Cette chaîne de télévision nous propose toutes sortes de programmes, plus ou moins niais, voués à divertir un public lassé des programmes du service public (on le comprend bien) et des autres télévisions régionales (ça, on le comprend bien aussi).

Mais le pire, c’est que becurioustv, passés les premiers moments de curiosité, lasse davantage et plus rapidement que toutes les autres chaînes de télévision, locales ou nationales réunies. Peuplées d’énergumènes agités et égocentriques, les émissions de becurioustv sont comme une sorte de long naufrage. On notera tout particulièrement Fred Valet en bouffon énervé et énervant qui a oublié de prendre son Xanax, qui tourne autour des invités de la propriétaire-animatrice, interjetant des propos aussi incohérents que stupides, en croyant être drôle.

La palme est remportée haut la main par cette émission qui dit tout dans son titre “La vie, la mort, la coiffure”, animée par Alain G. et Ariane F. Vautrés dans un lit improbable dans lequel on ne veut pas imaginer (et heureusement) ce qu’ils on pu y faire, nos deux comparses se complaisent dans la médiocrité, le “bitching” (discipline consistant à dire pis que pendre de ceux que l’on aime ou n’aime pas) le colportage mercantile et, finalement, dans une vacuité insondable. Le pire est cela a l’air de les faire rire.

En bref, ça n’en finit pas de sombrer dans la bêtise, le people de banlieue et au fond, dans l’ennui le plus total.