Les envolées lyriques de l’échotier

Décaillet vomit tellement l’Union Européenne qu’elle lui inspire de grandes envolées, lyriques, prophétiques et incantatoires.

Sous le titre « Le gisant et les fausses écritures » (il fallait le trouver, quand même) il nous livre un morceau d’anthologie digne des raclures que l’on trouve habituellement sur les tas de fumier. Une sorte de Nostradamus raté.

Tout cela serait risible si ce n’était aussi pathétique.

Comme je l’ai toujours dit, on a la presse que l’on mérite. Et les faux prophètes, aussi.

Ainsi soit-il.

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Salerno: good bye, enfin

A la veille de sa retraite, plusieurs journalistes (si l’on peut encore les appeler ainsi) s’extasient sur le bilan et la personne de la future ex-mairesse Sandrine Salerno.

Chacun y a de son éloge.

La Tribune de Genève se fend d’un article intitulé « Le coeur à gauche et les finances à droite« . A en croire l’auteur Sandrine Salerno sera regrettée.

Rien n’est plus faux. Son style dictatorial a coûté leur emploi à plusieurs fonctionnaires pourtant désireux de bien faire, tout particulièrement dans le secteur des ressources humaines.

Mais le fond est – évidemment – touché par Sa Sainte Suffisance Journalistique qui nous livre ce morceau d’anthologie:

Puissent d’autres grands argentiers, aux trois niveaux de notre pays (Villes, Cantons, Confédération) s’inspirer de sa retenue dans les dépenses, de sa lutte contre les déficits, de sa prudence féline, de son souci des équilibres

Il est talonné de près par S.S. elle-même qui nous dit:

J’ai une intuition de ce qu’il faut faire et de ce qui est juste

Au temps pour la modestie et la retenue, mais à couler dans le bronze de la stupidité.

Mais bon, la bonne nouvelle est que le 1er juin à 0 heures, la Ville sera soulagée de la présence de Sandrine Salerno aux affaires. Plus jamais ça.

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Référence: on lira avec intérêt cet article qui évoque la rectitude de S.S. et de la municipalité des petits copains.

Sylvain Thévoz, agité du bocal

Monsieur Sylvain Thévoz a une conception très socialiste de la justice, de l’équité et du droit. Ne parlons pas de droiture, car il n’en n’a pas. Dans l’un de ses récents dépôts, il s’en prend à Mauro Poggia qu’il charge évidemment de toutes les calamités et fautes imaginables pour son esprit de gaucho.

Il accuse le « ministre de la santépolice » (il fallait la trouver, celle-ci) de perdre les pédales en suite de la manifestation « spontanée » de cyclistes au début de la semaine à Genève. Il nous prend pour des imbéciles. Car en effet, comment un rassemblement d’environ 2000 cyclistes peut-il être spontané?

Et notre infatigable justicier de s’interroger:

L’intervention de Monsieur Poggia soulève plusieurs questions : Pourquoi les droits démocratiques sont-ils garantis à certains et interdits à d’autres ? Quels sont les critères pour accepter ou refuser une demande de manifestation? Ces critères ont-ils été explicitement communiqués à la population, ainsi que la marche à suivre pour obtenir une autorisation de manifester? Pourquoi le Conseil d’Etat a-t-il autorisé des député-e-s et des élu-e-s municipaux/ales à siéger en les protégeant, et interdit-il aux citoyen-ne-s défendant leurs droits et jusqu’à la politique du Conseil d’Etat de le faire?

Le propos restera gravé à jamais dans le marbre de la stupidité et de la malhonnêteté.

Et le tour est joué. Comme d’habitude, dans la vision manichéenne de Monsieur Sylvain Thévoz, il y a les gentils (les gauchos, les cyclistes, les écolos, tous les opprimés de la terre et j’en passe) et les méchants (la droite).

Monsieur Sylvain Thévoz est un agité du bocal, nuisible, vindicatif et inutile.

L agite du bocale

Les délires du bon docteur

Le bon docteur perd les pédales. A quelques semaines d’une retraite qu’il aurait pu anticiper, Jacques-André Romand préfère semer le trouble et interdire que de récolter des données et étudier.

Il prétend en effet que les études sérologiques

ne permettent pas encore de savoir avec certitude à quel point les anticorps sont protecteurs, ni pendant combien de temps. De plus, ils ne fournissent aucune information sur l’absence de contagiosité. En effet, il n’y a pas de relation établie entre la production d’anticorps et la présence du virus infectieux

Et, du coup, il les interdit.

On reste ébahi devant tant d’arrogance. Refuser de mener une étude scientifique en période de pandémie, c’est fort.

Allez, il est temps que le bon docteur se barre. Personne ne le regrettera.

Good bye neon text design template good vector 22263165

Médecin cantonal genevois: un flic

Il faut voir et entendre le médecin cantonal genevois, Jacques-André Romand, parler du traçage des citoyennes et citoyens qui pourraient être infectés par le Covid-19 dès le 11 mai.

Quarantaine obligatoire de 10 jours, enquêtes, contrôles, flicages, tout y est. Et le pire, c’est ça a l’air de lui fair plaisir.

S’il est vrai que la mission du médecin cantonal comprend ce qu’il est convenu d’appeler la « police sanitaire », il ne faudrait toutefois pas exagérer.

Jusqu’ici, la responsabilisation des citoyennes et citoyens a plutôt bien fonctionné en Suisse. Alors pourquoi cet individu pense-t-il pouvoir réveiller le flic qui sommeillait en lui?

Vraiment, à prendre les gens pour des cons, ça finit par déteindre.

Il est temps que Jacques-André Romand prenne une retraite bien méritée. Bon vent.

JAR

Lisa Mazzone ne décolère pas, je pouffe

Le journal Le Temps d’aujourd’hui se fait l’écho de la colère de Lisa Mazzone à l’idée que la confédération apporte une aide au secteur des transports aériens qui pourrait échapper à des tentatives de référendum menées par son parti des Khmers Verts.

Je pouffe.

Je pouffe car elle argumente comme le reste de la gauche lorsqu’elle perd des élections. Elle se plaint en effet de n’avoir reçu les documents du débat parlementaire d’hier que deux jours ouvrables avant la session. Poverina!

Et elle y va d’un couplet à graver à jamais dans le marbre de la stupidité des donneurs de leçons:

«Dès lors, les conditions ne sont pas réunies pour mener un débat fondé. De toute évidence, le Conseil fédéral s’est déjà entendu avec les entreprises concernées et le parlement n’est appelé qu’à se prononcer de façon symbolique. Nous déplorons cette occasion ratée pour mettre le secteur aérien sur une voie respectueuse de l’environnement et des riverains»

La Khmère verte au clavier étincelant n’a pas encore compris qu’il ne suffisait pas qu’elle lance des incantations à tort et à travers pour que le parlement se rallie aux idées des écolos barjos. Elle accuse le gouvernement suisse de faire la sourde oreille à ses propositions.

Vraiment, je pouffe. Il faut qu’elle se recycle.

Trucs ecolos 410

Pascal Holenweg: le dernier des crypto marxistes-léninistes

Pascal Holenweg est une sorte de musée à lui tout seul. Conseiller municipal socialiste de la Ville de Genève, il a un parcours politique amusant.

Tout d’abord anarchiste, il est ensuite devenu socialiste autogestionnaire, employé de librairie autogérée (la mise en pratique de la théorie) qui a lamentablement foiré, puis socialiste (en suivant le mouvement des gauchistes des années soixante et soixante-dix qui voulaient se refaire une virginité en politique).

Sur le tard, il est devenu sociologue, puis assistant de Jean Ziegler.

Il ne lui manque que la citation au grand ordre des camarades du grand soir et de la révolution.

N’ayant que peu à faire, car il vit depuis toujours aux crochets de cette société qu’il abhorre, il pond régulièrement de tristes et longues tartines « à peu près quotidiennes et parfois socialistes« .

Il fait partie de cette gauche qui considère que tous les gens de droite sont des imbéciles incurables. Et du coup, il fait la leçon à tout le monde.

Son dernier opuscule s’en prend à Macron qui, au nom du principe précité (tous les gens de droite=des imbéciles) et il se fend d’un long torchon ne brillant ni par l’intelligence, ni par l’esprit, dont voici un extrait:

Bref, Emmanuel Macron était élu. Parce qu’il n’y avait personne en face de lui,. sinon Marine Le Pen. Et qu’un choix politique déjà réduit par une élection au scrutin majoritaire se réduisait encore plus par l’identité, personnelle et politique, des deux protagonistes. De sorte que si on ne voulait pas de Le Pen on ne pouvait que voter pour Macron, que si on ne voulait pas de Macron on ne pouvait que voter pour Le Pen, et que si on ne voulait ni de Macron, ni de Le Pen on ne pouvait que voter blanc, nul, ou s’abstenir. Et donc sortir du jeu et laisser le terrain aux deux seuls joueurs qui y restaient. Et trois ans plus tard, où en est-on ? malgré tout ce à quoi s’est heurté Macron, des « gilets jaunes » à la pandémie en passant par la mobilisation contre la réforme des retraites, on est est presque au même point, avec comme horizon une présidentielle en 2022 se jouant vraisemblablement, au deuxième tour, entre Macron et Le Pen… A moins que

A moins que quoi, on ne le saura jamais. Et puis, le bon peuple se fout de ses péroraisons comme de l’an quarante. C’est très bien comme ça.

Mais Holenweg est un clown, il n’y a qu’à voir la photo qu’il publie lui-même.

Holenweg