Le Margoulin exclu

Ca y est, M le Margoulin est exclu du PLR. Sur 24 membres présents au comité directeur de ce lundi 6 juillet, il ne s’en est trouvé qu’un pour voter en faveur de son maintien. Celui-ci vit probablement sur une autre planète que celle des citoyens de la République qui, à l’instar de la majorité de ce matin, n’en peut plus de cette longue dérive.

Maudet ne s’est – évidemment – pas rendu à cette séance pour y être entendu, dénonçant un « procès politique »… Qu’est-ce que le Margoulin pouvait imaginer d’autre que cela? Il est politicien, après tout.

Nicolas Aubert, président du PLR Vernier menace d’une sécession… Le Margoulin lui-même menace de proposer un nouveau président si Bertrand Reich, l’actuel, ne revient pas en arrière…

Une fois de plus, on touche le fond du fond. Maudet et ses acolytes n’ont plus de valeurs et plus de sens commun et surtout plus aucune éthique. Qu’ils créent donc leur nouveau parti, qui pourra s’appeler le PDM Parti des Margoulins.

Décidément le Margoulin n’a eu que ce qu’il mérite. Maintenant, il est temps qu’il se retire de sa fonction. Alors, on pourra dire: plus jamais ça.

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Maudet, l’arrogance jusqu’au bout

Ainsi, Pierre Maudet sera renvoyé devant un tribunal. Enfin, sera-t-on tenté de dire, tant cette « affaire » traîne depuis des mois.

Tout content de lui, comme d’habitude, M le Maudet est moite d’excitation à l’idée que les juges d’instruction aient renoncé à inclure les dons du groupe Manotel dans la procédure. L’avocat Mangeat, tout fier, n’a pas manqué d’indiquer que selon lui, cela avait « valeur d’acquittement ».

Donc, notre menteur ne devra répondre que de l’affaire de ses vacances princières à Abu Dhabi.

Il avait annoncé en 2018 que s’il devait aller devant un tribunal, il démissionnerait. Et hier, il nous dit le contraire, qu’il ne démissionnera qu’en cas de condamnation. Un mensonge de plus, mais qu’importe, il en a l’habitude.

Mais ces propos d’une insondable stupidité devront être gravés à jamais dans le béton de son épitaphe politique:

Mes adversaires ont mené une instruction à charge, ils ont entassé les accusations qui se dissipent

Et celle-ci:

Je suis un homme qui se bat depuis des mois, qui ne s’est jamais considéré comme une victime, mais comme une cible

Allez, pour un peu, on va le plaindre. Toujours est-il qu’il devra quand même aller expliquer ses conversations électroniques avec son pote Brandt devant les instances de son parti. On espère que ces dernières auront le courage de les sanctionner.

Cet homme est la honte de la république. Il n’a ni honneur, ni sens des responsabilités de ses actes. Il n’est ni une cible, ni une victime. Il est un menteur, un dissimulateur, indigne de toute confiance.

Il doit démissionner, il doit être oublié. Vite.

Momo

Scoop: un article publié dans le Temps d’hier fait état de cette perle, sous la plume de Fati Mansour:

La situation est d’autant plus inconfortable que Pierre Maudet a choisi une stratégie de défense agressive et digne d’un margoulin

Tout est dit, rien a ajouter.

PLR, l’effet Maudet, Salerno, Bayenet et les autres

Et pan!

L’effet Maudet a frappé ses copains du PLR en pleine poire. Les défaites électorales sont considérables et c’est bien fait pour eux.

L’ex-député Deneys n’a évidemment pas raté l’occasion de la ramener en raillant sur Facebook en utilisant le hashtag #PierreResteEncore. Pour une fois, je suis d’accord avec lui, cependant.

La palme de l’imbécillité revient tout de même au PLR battu sèchement, Simon Brandt qui affirme, sans rire:

Je suis triste face à ce résultat. Si Madame Barbey avait accepté une large alliance à droite, il y aurait deux élus de droite au Conseil administratif. Mais elle a préféré s’allier en sous-marin avec la gauche plutôt qu’avec des personnes avec qui elle a travaillé depuis cinq ans. Je souhaite bonne chance à ce gouvernement monocolore de gauche. Sans quelqu’un dans cet Exécutif qui veut vraiment changer les choses, tout va continuer comme avant, les dysfonctionnements resteront cachés.

Pas une once d’autocritique de la part de celui qui avait déjà fait imprimer ses propres affiches électorales solo au soir du premier tour. Vraiment, à prendre l’électeur pour un imbécile, on finit par prendre une baffe en retour.

C’est fait, et personne ne s’en plaindra. Finalement il n’y a que le malheureux Bertrand Reich, homme d’honneur contrairement à nombre de ses coreligionnaires, qui prend la pleine mesure du désastre:

C’est une déconfiture.

Personne ne pourra le contredire.

Il faut bien dire que Madame Barbey Chappuis a été bien aidée, en effet, par la future ex-mairesse, Sandrine Salerno, ce que Simon Brandt lui reproche amèrement. Elle aussi, s’est illustrée par ce propos magnifique:

Merci de ne pas me prendre pour l’idiote que je ne suis pas.

Qu’elle se rassure, on la prend juste pour celle qu’elle est.

On se félicitera aussi de l’éjection sans gloire de la « gauche de la gauche » du conseil administratif de la Ville. Bayenet pourra tranquillement se réinstaller dans ses campagnes. Et là également, personne ne le retiendra.

Pascal Décaillet n’est pas un thème, juste un embarras

En fait, il n’est rien qu’un petit journaliste de quartier, qui ne sait deviser que sur ce qu’il connaît le mieux: lui-même.

Je m’impose la lecture de chacun de ses dépôts (la télévision c’est trop pour moi) et suis frappé par l’unité de matière qu’ils contiennent: Pascal Décaillet, sa vie, son oeuvre ses connaissances infinies de l’histoire et de la politique, ses incantations, ses prophéties diverses et variées.

Depuis le début de la pandémie, il se surpasse, au point que parfois, j’en viens à me demander si sa Sainte Suffisance Journalistique vit sur la même planète que nous. Son dernier billet, publié sur la plate-forme des blogs de la Tribune de Genève, est un morceau d’anthologie.

Arguant de l’histoire de la ligne Maginot qui selon lui n’est pas « un thème » (de quoi, lui seul le sait), il étale ce que tout le monde sait sur la drôle de guerre, puis sur la guerre éclair. Là, on décèle toute l’admiration moite – d’ailleurs déjà dénoncée – du journaleux pour le IIIe Reich. Et il nous en fait sept paragraphes.

Tout cela pour finir par ce lieu commun, cette platitude extrême, ce non-contenu (parler de non-sens serait attribuer trop de substance à ce propos), cette conclusion qui restera à jamais gravée dans le marbre de la bêtise:

La Ligne Maginot n’était pas un thème. Le confinement est, au mieux, un état de fait. Il n’est pas un thème. L’Histoire se déroule ailleurs. Chez ceux qui veulent le mouvement.

On se rappellera que la slaviste Hélène Richard Favre avait été virée des blogs de la Tribune de Genève en raison, notamment, de la monotonie des sujets traités. On se demande ce qui retient encore le responsable de ladite plate-forme d’en faire de même avec Décaillet?

Le bon peuple appréciera. Et décidément, on a les échotiers que l’on mérite.

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Robert Cramer et les petits arrangements d’une république bananière

On apprend aujourd’hui que Robert Cramer a été nommé président de la Fondation Praille Acacias par le Conseil d’Etat. Je corrige: par son successeur et copain Antonio Hodgers. Nul doute que de substantiels jetons de présence viendront agrémenter la retraite du Vert à Pied.

Au-delà de ce non-évènement, c’est une pratique généralisée que cette nomination met en exergue.

On place ses petits copains à des postes grassement rémunérés.

Que l’on m’entende bien: je m’appuie sur l’exemple du duo Hodgers/Cramer pour illustrer une pratique généralisée, par tous les bords politiques. Il ne s’agit pas d’engager des gens compétents à des postes subventionnés, mais d’y placer ses potes; il s’agit aussi de récompenser de fidèles serviteurs de causes improbables, d’exécuteurs de basses oeuvres, de soutiens serviles.

Ce n’est qu’un début.

Dans 22 jours, en suite des élections municipales, l’actuelle mairesse devra laisser sa place. On attendra fébrilement de connaître sa récompense. Aura-t-elle un nom de rue de son vivant? Aura-t-elle une place dans un conseil d’administration? Que va-t-on en faire? Sera-t-elle propulsée à un rôle de héraut du féminisme tendance socialo-écolo-bobo? Salerno pointera-t-elle au chômage, comme elle le laissait entendre en 2018?

Et puis, il y aura aussi Esther Alder, Rémy Pagani et Guillaume Barazzone…

Le bon peuple bout d’impatience.