Décaillet sombre dans le complotisme Deep State

Pascal Décaillet, ténébreux oracle de la vie politique genevoise, sombre dans le complotisme de tendance trumpiste. Dans un effarant billet, il mélange tout et distille ses théories qui donneraient à rire si elles ne donnaient du grain à moudre aux négationnistes de la crise sanitaire.

S’il est vrai que ce second semi-confinement portera sans doute un coup dur de plus à une économie genevoise affaiblie, notre échotier des savannes se lâche. A la fois dans une critique de l’actuel gouvernement (le « sextuor »), mais surtout à ce qu’il qualifie de « nomenclature sanitaire » ou « dictature sanitaire de l’ombre » sorte de Deep State dont les intentions seraient d’abêtir les citoyens.

Il agite le spectre du peuple, dans un morceau mémorable de son torche-cul:

Nous ne contestons pas ici la gravité sanitaire actuelle. Mais il faudra, très vite, identifier le chemin de panique instillé par une certaine Nomenclature médicale d’Etat, et déposé comme un pistolet sur la tempe du sextuor. Ce travail de radiographie est urgent, et nécessite absolument une Commission d’enquête parlementaire. Si le Parlement se refuse à une telle décision, alors le peuple devra très vite se mobiliser

On ne sait finalement qui est le plus dangereux: le Covid-19 ou Décaillet lui-même qui, tel la mouche du coche, s’agite, tourne autour du gouvernement, fait exprès de mettre le bâton dans la fourmillière.

Nous sommes tous des infidèles

2015: Charlie.

2020: la décapitation, en pleine rue, d’un enseignant du Val d’Oise qui avait montré les caricatures à ses élèves collégiens.

L’auteur de ce dernier crime a écrit:

De Abdullah, le serviteur d’Allah, à Macron, le dirigeant des infidèles, j’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Muhammad

Il a été abattu comme un chien par les forces de l’ordre, Abdullah.

Cette barbarie obscure, ignorante de toutes valeurs d’humanité, frappe encore. Et cela suffit. Nos concitoyens musulmans doivent impérativement comprendre que la liberté des cultes leur donne le droit de pratiquer leur religion dans la liberté. Mais les lois du monde civilisé leur donnent également l’obligation du respect des idées, croyances et convictions des autres.

La République française garantit le droit au blasphème, pour autant que celui-ci ne vienne pas perturber l’ordre public. Les musulmans doivent se mettre ce principe dans la tête et l’accepter. S’ils refusent de le faire, il y a suffisamment d’endroits sur la planète qui pourront les accueillir.

A ce stade, nous sommes tous des infidèles, et fiers de l’être.

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Pourquoi blasphémer

Dans un billet publié le 30 septembre dernier, Hani Ramadan pose la question de savoir « pourquoi blasphémer ». Il a évidemment à l’esprit l’actuel procès des survivants des attentats de Charlie et de l’Hyper Casher perpétrés par des fous de dieu en janvier 2015.

On retrouve la dialectique chère à Hani. Il pose la question

Pourquoi injurier, blasphémer, s’en prendre de façon outrancière à ce qui est cher à nos voisins?

Et il ajoute cette perle, la liberté d’expression version islamiste obscur:

La liberté d’expression n’est légitime que si elle se tient à une limite qu’elle est tenue de ne pas transgresser: cette limite s’appelle la dignité de nos semblables

Il omet un élément essentiel à sa rhétorique. En France, le droit au blasphème est un droit écrit dans la loi. C’est ainsi et il doit être utilisé, n’en déplaise aux punaises de mosquées et autres agités du bocal.

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Délires, ignominie, ordure: les égarements de Jean-Dominique Michel

Jean-Dominique Michel… Encore lui, toujours lui. Complotiste, expert autoproclamé, prétendu « anthropologue de la santé », on n’en peut plus de ses incantations.

En résumé, son message est le suivant: les experts qui ne sont pas lui se sont trompés et continuent de se tromper s’agissant de la pandémie et de sa gestion. Il n’est pas complotiste, mais fraie régulièrement avec ces milieux. Il suffit de voir sa tête enfarinée se délecter d’une discussion avec Silvano Trotta, celui qui affirme que la lune est creuse.

Si l’on ose contredire ses positions, on sombre dans l’ignominie, l’ordure et les délires et l’on se voit infliger des « droits de réponse » aussi stupides que sont dénués de fondement ses propres propos.

Le pire est que cet olibrius est invité à dispenser sa pseudo-science (à Liège et à Menton) qui ont été l’occasion pour lui de se faire mousser une fois de plus, en vomissant au passage la représentante de la RTBF et le compte-rendu qu’elle a fait de sa messe insipide. Pour lui, cet article est « abject » – évidemment.

Non, décidément, quel triste sire. A ses agitations, délires paranoïaques et autres incantations, il convient de ne rien dire ni ne rien faire en nous contentant de nous taire et de le laisser braire. Finalement, être con n’a jamais tué personne.

Ane g

Jean-Dominique Michel, la grosse tête

C’est avec un effarement certain que je suis depuis des semaines les élucubrations de Jean-Dominique Michel, imposteur, gourou autoproclamé et prétendu « anthropologue de la santé ».

J’ai déjà eu l’occasion de commenter son curriculum vitae et ses lacunes – ainsi que sa participation au discours complotiste de Silvano Trotta (oui, celui qui affirme que la lune est creuse).

Tout est occasion à notre illuminati de se faire mousser, de proférer ses incantations et de se donner la grosse tête.

Il a franchi une étape de plus dans la condescendance méprisante en postant ce grand moment de délire intitulé Adresse à Monsieur Olivier Véran, ministre de la « santé » (on notera les guillemets).

Cinq minutes et treize secondes d’un discours pontifiant et méprisant, n’hésitant pas à faire l’apologie de Didier Raoult au passage.

Cet individu a un égo gonflé à l’hélium qui l’apparente à un ballon-sonde stratosphérique. Mais tout cela est d’une confondante naiveté, d’une profonde bêtise, d’une grande puérilité et d’une totale inutilité.

Jean-Dominique Michel devrait se rappeler cette maxime: « le silence est d’or ».

Martine JDM

La liberté d’expression c’est aussi le droit au blasphème

Plus de 90 médias français signent aujourd’hui un texte pour la liberté d’expression. Dans le contexte du procès des criminels survivants des attentats de Charlie et de l’hyper casher, il paraît évident de réaffirmer cette vérité, n’en déplaise aux cul-bénits, sectaires, musulmans intégristes, islamises violents et autres crétins:

la liberté d’expression inclut le droit au blasphème, tant que l’exercice de cette liberté ne nuit pas à l’ordre public.

Il se trouve que Charlie, en republiant les caricatures du prophète exerce cette liberté d’expression. Il ne se trouve que les fous de dieu d’Al-Quaida et autres agités du bocal pour ne pas apprécier ce geste à sa juste valeur.

Il vaut la peine, ici, de rappeler Karl Marx:

La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple.

Les musulmans intégristes et autres islamistes de mes deux provoquent exactement les soupirs des créatures qu’ils oppriment: femmes ou infidèles, libres penseurs, démocrates, athées, incroyants – tous ceux qui ne sont pas comme eux, c’est à dire une très vaste majorité des habitants de cette planète.

Qu’ils se taisent, qu’ils disparaissent, enfin.

Tout ca pour ca Charlie Hebdo publie a nouveau les caricatures de Mahomet

Décaillet: tout est prétexte à vomir la presse mainstream

Dans un récent billet, Pascal Décaillet démontre (le fallait-il encore?) que son objectif principal est de vomir la presse mainstream, qu’il s’agisse de la RTS ou du journal Le Temps.

Cette fois-ci, il prend prétexte du décès de Ruth Bader Ginzburg, juge à la cour suprême des Etats-Unis, pour asséner ses rengaines habituelles.

Il convient de noter que Sa Sainte Suffisance Journalistique se prend pour un grand apôtre de la démocratie en général et de la directe à l’helvétique en particulier.

Dans le cas de la cour suprême des Etats-Unis, ce qui choque la presse mainstream – mais aussi une bonne partie des citoyens des Etats-Unis – est la manière dont le parti républicain, à l’instigation de Trump, va tenter de manipuler une seconde fois la nomination d’un juge à la cour suprême.

Rappelons-nous: en 2016, le GOP majoritaire au Sénat a bloqué la nomination de Merrick Garland à la cour suprême car il était proposé par Obama durant une année électorale. Au prétexte qu’il incomberait au président élu de faire son choix.

Cette année, nous sommes dans la situation inverse. Trump est candidat et sa réélection est incertaine. Et ce même GOP affirme, sans honte, qu’il faudrait absolument nommer un remplaçant à Ruth Bader Ginzburg avant l’élection. La manoeuvre ne trompe personne et c’est exactement cela qui est révoltant car c’est une captation de démocratie commise par un parti noyauté par toutes sortes de tendances fascisantes, comme le Tea Party ou l’obscur mouvement QAnon.

Mais cela, Décaillet n’en n’a cure, tant sa haine de la RTS le ronge. Ce personnage est vraiment petit, petit, étroit dans une vision quasi obsessionnelle d’un monde passé, révolu à jamais.

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Pour les négationnistes

On ne résiste pas à faire part de cet édifiant article, publié sur le site de France 3 Côte d’Azur.

Donc :

– Il n’y a pas de pandémie

– Le virus n’est pas dangereux

– Les hôpitaux sont vides

– Raoult est un génie

– L’HCQ est la panacée universelle, même pour le cancer

– Ceux qui contredisent tout ce qui précède sont confus ou ne comprennent rien

– Il faut ruser contre son gouvernement pour obtenir de l’HCQ sur des parking pour se soigner du Covid (citation du gourou Jean-Dominique Michel)

Vraiment?

Ce serait à mourir de rire si ce n’était aussi tragique.

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Pascal Décaillet ne vit pas sur la même planète que nous

Pascal Décaillet vit sur une autre planète que le reste d’entre nous. Dans un récent billet, il fait l’apologie du bilan de Donald Trump, ce qui lui donne aussi l’occasion de vomir la presse mainstream – une habitude chez lui – le Temps, en l’occurrence.

Quel benêt. Il faut le citer:

Mais il y a les faits. En quatre ans, Donald Trump n’a emmené les États-Unis dans aucune guerre. Son prédécesseur, Barack Obama, de la Somalie à l’Afghanistan, de la Libye à l’Irak, avait tapissé le monde de ses bombes, souvent dans l’indifférence générale des médias, qui ont toujours sanctifié sa figure. La bienpensance mondiale ne lui avait-elle pas attribué le Nobel de la Paix au tout début de son mandat, ruinant ainsi pour toujours le crédit de cette institution ? Sur le moment, passablement seul en Suisse romande, nous avions condamné cette scandinave pantalonnade.

Donald Trump, sur le plan économique et social, a rendu l’espoir à des millions d’Américains. Il a jugulé le chômage, créé un climat de confiance pour l’emploi. Il y a eu le Covid, c’est vrai, mais je ne sache pas qu’il puisse en être tenu pour responsable.

Deux paragraphes qui, comme d’habitude, visent à côté de la cible. Et qui sont d’une malhonnêteté crasse. Ne serait-ce que parce que les guerres d’Obama étaient celles de son prédécesseur, George W. Bush.

Trump a jugulé le chômage: mensonge.
Il a rendu l’espoir à des millions d’américains: mensonge.

Ca ne gêne pas notre échotier des bas fonds, qui pense sans doute que proférer un mensonge à trois ou quatre reprises en fait une vérité. C’est la méthode Trump, aussi.

Car le bilan de ce dernier est objectivement calamiteux. Sans même prendre en compte ses habitudes de communication qui, chaque jour, touchent le fond, plus profond encore que le précédent.

Vraiment, Décaillet est une carpette au service de l’ait-droite la plus bête de l’univers. Il est très content de lui.

PD