Décaillet dans le texte

Pascal Décaillet, éminence journalistique de la presse échotière de quatrième zone, n’aime pas l’Union Européenne et ses succédanés. Il n’aime pas non plus les moralistes mais ne se prive jamais de la faire aux autres, la morale.

Dans un récent billet, publié sur la plate-forme des blogs de la Tribune de Genève (dont la tolérance à la répétition et à l’ennui est consternante) il s’en donne à coeur joie, expliquant au PLR tout ce qu’il devrait changer dans sa doctrine pour devenir une copie conforme de l’UDC tendance dinosaure de Schaffouse.

On retiendra tout particulièrement ces morceaux d’anthologie:

si l’aile libérale du PLR voulait bien admettre qu’elle se fourvoie depuis plus de trente ans

si le PLR voulait bien mettre en avant la nation, comme lieu de référence de la mémoire et de la projection sur l’avenir ; couper avec l’idéologie supranationale ; envoyer Bruxelles dans les choux

Et le point culminant de ces éructations est digne d’être coulé dans le bronze de la stupidité:

eh bien, ma foi, je me découvrirais, si ces minimes conditions étaient remplies, de magnifiques proximités avec ce parti!

Si j’étais le PLR (Dieu soit loué, je ne le suis pas), je renverrai cet égocentrique à ses alpages, muni d’un ticket CFF aller simple, avec cette injonction péremptoire: « restez-y ».

Un claque à la droite la plus bête du monde

C’est fait, la droite la plus bête du monde, composée de l’improbable assemblage de l’UDC et du PLR, s’est pris une baffe monumentale aux dernières élections fédérales. Bien fait. Car à force de ne rien écouter ni entendre des aspirations des populations, cette issue s’imposait évidemment.

C’est Décaillet qui va être content, lui qui se réclame ouvertement des plus bas fonds du populisme tendance Blocher – culotte en cuir – souliers à clous – bratwurst et frontières nationâââââles.

Je pouffe.

Il ne reste plus qu’à espérer que cette nouvelle majorité ne tombera pas dans les travers de la précédente minorité, à savoir taxer à tout va, Ca, c’est bien moins sûr, surtout avec la présence de Mazzone, la femme au clavier étincelant, au Conseil des Etats. Il y a fort à parier qu’on est parti pour 4 années de leçons et de discours pontifiants.

Je pouffe moins.

Elle sera accompagnée du gros Sommaruga, apologiste du régime castriste, dont l’arrogance est à l’avenant de sa corpulence.

Je ne pouffe plus.

Blocher déraille, une habitude

Le dinosaure de Schaffouse déraille. Rien de nouveau sous le soleil, tant ce vieil homme nous a habitué à ses discours qui fleurent bon les chaussures à clous et les chemises brunes auréolées d’une transpiration virile.

Bon. dans un article paru ce jour sur le site de la Tribune de Genève, il nous reparle de son obsession favorite: l’immigration.

On passera sur les discours à tendance Udécé canal historique époque du jurassique antérieur. Mais il nous sort cette perle: « Nous ne sommes pas très innovants ». Ca, c’est un chef d’oeuvre du lieu commun, ou comment on enfonce les portes ouvertes à l’Udécé.