La municipalité des petits amis

Salerno a à peine quitté son job de conseillère administrative de la Ville de Genève que la revoilà: elle est pressentie pour siéger au conseil de la fondation du Grand Théâtre de Genève…

On ne sait à combien s’élèvent les jetons de présence qu’elle encaissera, mais on ne peut qu’imaginer que ce ne sera que le premier pas de son retour.

Il n’y a que Kanaan pour oser affirmer qu’elle est « une personnalité compétente ».

Après Pagani, nommé également à ce conseil, il n’y a qu’un pas à franchir pour penser que le Grand Théâtre de Genève est une usine de recyclage pour politiciens de quatrième zone à la retraite.

A gerber.

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La liberté d’expression c’est aussi le droit au blasphème

Plus de 90 médias français signent aujourd’hui un texte pour la liberté d’expression. Dans le contexte du procès des criminels survivants des attentats de Charlie et de l’hyper casher, il paraît évident de réaffirmer cette vérité, n’en déplaise aux cul-bénits, sectaires, musulmans intégristes, islamises violents et autres crétins:

la liberté d’expression inclut le droit au blasphème, tant que l’exercice de cette liberté ne nuit pas à l’ordre public.

Il se trouve que Charlie, en republiant les caricatures du prophète exerce cette liberté d’expression. Il ne se trouve que les fous de dieu d’Al-Quaida et autres agités du bocal pour ne pas apprécier ce geste à sa juste valeur.

Il vaut la peine, ici, de rappeler Karl Marx:

La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple.

Les musulmans intégristes et autres islamistes de mes deux provoquent exactement les soupirs des créatures qu’ils oppriment: femmes ou infidèles, libres penseurs, démocrates, athées, incroyants – tous ceux qui ne sont pas comme eux, c’est à dire une très vaste majorité des habitants de cette planète.

Qu’ils se taisent, qu’ils disparaissent, enfin.

Tout ca pour ca Charlie Hebdo publie a nouveau les caricatures de Mahomet

Décaillet: tout est prétexte à vomir la presse mainstream

Dans un récent billet, Pascal Décaillet démontre (le fallait-il encore?) que son objectif principal est de vomir la presse mainstream, qu’il s’agisse de la RTS ou du journal Le Temps.

Cette fois-ci, il prend prétexte du décès de Ruth Bader Ginzburg, juge à la cour suprême des Etats-Unis, pour asséner ses rengaines habituelles.

Il convient de noter que Sa Sainte Suffisance Journalistique se prend pour un grand apôtre de la démocratie en général et de la directe à l’helvétique en particulier.

Dans le cas de la cour suprême des Etats-Unis, ce qui choque la presse mainstream – mais aussi une bonne partie des citoyens des Etats-Unis – est la manière dont le parti républicain, à l’instigation de Trump, va tenter de manipuler une seconde fois la nomination d’un juge à la cour suprême.

Rappelons-nous: en 2016, le GOP majoritaire au Sénat a bloqué la nomination de Merrick Garland à la cour suprême car il était proposé par Obama durant une année électorale. Au prétexte qu’il incomberait au président élu de faire son choix.

Cette année, nous sommes dans la situation inverse. Trump est candidat et sa réélection est incertaine. Et ce même GOP affirme, sans honte, qu’il faudrait absolument nommer un remplaçant à Ruth Bader Ginzburg avant l’élection. La manoeuvre ne trompe personne et c’est exactement cela qui est révoltant car c’est une captation de démocratie commise par un parti noyauté par toutes sortes de tendances fascisantes, comme le Tea Party ou l’obscur mouvement QAnon.

Mais cela, Décaillet n’en n’a cure, tant sa haine de la RTS le ronge. Ce personnage est vraiment petit, petit, étroit dans une vision quasi obsessionnelle d’un monde passé, révolu à jamais.

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Pour les négationnistes

On ne résiste pas à faire part de cet édifiant article, publié sur le site de France 3 Côte d’Azur.

Donc :

– Il n’y a pas de pandémie

– Le virus n’est pas dangereux

– Les hôpitaux sont vides

– Raoult est un génie

– L’HCQ est la panacée universelle, même pour le cancer

– Ceux qui contredisent tout ce qui précède sont confus ou ne comprennent rien

– Il faut ruser contre son gouvernement pour obtenir de l’HCQ sur des parking pour se soigner du Covid (citation du gourou Jean-Dominique Michel)

Vraiment?

Ce serait à mourir de rire si ce n’était aussi tragique.

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Pascal Décaillet ne vit pas sur la même planète que nous

Pascal Décaillet vit sur une autre planète que le reste d’entre nous. Dans un récent billet, il fait l’apologie du bilan de Donald Trump, ce qui lui donne aussi l’occasion de vomir la presse mainstream – une habitude chez lui – le Temps, en l’occurrence.

Quel benêt. Il faut le citer:

Mais il y a les faits. En quatre ans, Donald Trump n’a emmené les États-Unis dans aucune guerre. Son prédécesseur, Barack Obama, de la Somalie à l’Afghanistan, de la Libye à l’Irak, avait tapissé le monde de ses bombes, souvent dans l’indifférence générale des médias, qui ont toujours sanctifié sa figure. La bienpensance mondiale ne lui avait-elle pas attribué le Nobel de la Paix au tout début de son mandat, ruinant ainsi pour toujours le crédit de cette institution ? Sur le moment, passablement seul en Suisse romande, nous avions condamné cette scandinave pantalonnade.

Donald Trump, sur le plan économique et social, a rendu l’espoir à des millions d’Américains. Il a jugulé le chômage, créé un climat de confiance pour l’emploi. Il y a eu le Covid, c’est vrai, mais je ne sache pas qu’il puisse en être tenu pour responsable.

Deux paragraphes qui, comme d’habitude, visent à côté de la cible. Et qui sont d’une malhonnêteté crasse. Ne serait-ce que parce que les guerres d’Obama étaient celles de son prédécesseur, George W. Bush.

Trump a jugulé le chômage: mensonge.
Il a rendu l’espoir à des millions d’américains: mensonge.

Ca ne gêne pas notre échotier des bas fonds, qui pense sans doute que proférer un mensonge à trois ou quatre reprises en fait une vérité. C’est la méthode Trump, aussi.

Car le bilan de ce dernier est objectivement calamiteux. Sans même prendre en compte ses habitudes de communication qui, chaque jour, touchent le fond, plus profond encore que le précédent.

Vraiment, Décaillet est une carpette au service de l’ait-droite la plus bête de l’univers. Il est très content de lui.

PD

L’imposteur négationniste Jean-Dominique Michel persiste et signe

Jean-Dominique Michel persiste et signe. Il faut le citer expressis verbis pour prendre la mesure de l’incomparable condescendance du gourou:

Bertrand Kiefer est depuis longtemps un observateur intéressant du domaine médical, quoique toujours un peu embrouillé (…)

Pour mémoire, Bertrand Kiefer est rédacteur en chef de la revue médicale suisse (et accessoirement médecin et théologien). Qualités que notre « anthropologue de la santé » ne peut revendiquer, c’est certain. Voila à quoi notre imposteur s’occupe ces jours-ci.

Mais la meilleure des meilleures est cet extrait de la vidéo de son entretien avec Silvano Trotta, complotiste en chef, où il parle de la manière suivante – minutes 59.30 à 59.50:

J’ai du me battre contre mon gouvernement pour trouver de l’hydroxychloroquine parce que j’étais malade du Covid. J’ai du arranger un deal clandestin sur un parking pour obtenir un médicament qui pouvait me sauver la vie. J’ai du ruser contre mon gouvernement… On vit dans quel monde?

Vraiment? En Suisse, pays dans lequel n’importe quel médecin fait des prescriptions de complaisance, le Sieur Michel a du comploter contre son gouvernement? Il nous prend pour des cons.

Ce délire parachève une heure et quatre minutes d’un entretien durant lequel Trotta et Michel se caressent dans le dos et s’encouragent aux divagations les plus ridicules et stupides. Pour mémoire, Trotta est le crétin qui affirme que la lune est creuse.

Michel, Trotta, qui se ressemble s’assemble.

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Le retour de la perfide Albion

La perfide Albion est de retour. Son bouffon de premier ministre a décidé de présenter un projet de loi qui, s’il est accepté par le parlement britannique, de revenir sur certaines dispositions de l’accord de retrait de l’UE pourtant signé en janvier 2020.

Il avait toujours été évident qu’au sein de l’Union Européenne, le Royaume-Uni voulait le beurre et l’argent du beurre.

Mais là, toutes les limites de la bienséance et du droit international sont en passe d’être bafoués par l’affreux BoJo.

Il faut espérer qu’il reste des parlementaires d’honneur dans ce pays, car Boris Johnson est indigne et faux-jeton.

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Philippe Vergnes, inconnu de la science

Dans un récent article publié sur son blog, le ci-devant Philippe Vergnes, spécialiste autoproclamé de la perversion narcissique et de la manipulation s’est fendu d’un article aussi touffu que confus, dans lequel il prend fait et cause pour Jean-Dominique Michel. Arguant de l’impératif de développer une pensée critique, seul moyen de «faire opposition et contrepoids à la pensée perverse qui se fait de plus en plus sentir actuellement dans notre société», il abonde de références, de renvois à d’autres de ses articles ou à des lectures d’auteurs plus ou moins connus. Tout cela rend une lecture attentive de son dépôt d’autant plus difficile qu’il est en plus truffé de fautes d’orthographe.

Faisant référence au billet du blogueur Thomas C. Durand concernant Jean-Dominique Michel, Vergnes entreprend de démonter les constats (et non les jugements) dudit blogueur au nom d’une obscure «zététique», l’art du doute ou selon Rostand «l’hygiène préventive du jugement».

Si l’on peut bien entendu ne pas être d’accord avec les positions de Thomas C. Durand, Philippe Vergnes, lui, le charge de toutes sortes de tares plus ou moins gravissimes et qui rendraient sa position dénuée de tout fondement. Ainsi, Durand manifesterait notamment des « biais cognitifs ».

Le reste n’est qu’un ramassis d’interprétations orientées, de déductions foireuses et d’accusations dénuées de fondement. Rien de très scientifique. Mais le pire est que les écrits de Philippe Vergnes sont porteurs de ce qu’il est communément appelé un «effet-miroir». Ses postures, positions et critiques se basent exactement sur les comportements manipulateurs qu’il dénonce par ailleurs. Et à ceux qui osent lui opposer un avis différent, il présente ce diagnostic péremptoire et disqualifiant : ils souffrent de «confusion». Et toc.

A l’instar des questions que je me pose sur la validité du parcours de formation de Jean-Dominique Michel et qui l’amène à se présenter comme un « anthropologue de la santé », je me demande d’où sort Philippe Vergnes. La seule référence CV que l’on trouve sur lui est plus que réduite, je cite :

Consultant en entreprise et auteur en 2011 d’un livre intitulé « Le mal du siècle : la manipulation », publié sur Thebookédition [site d’édition de livres à compte d’auteur]. J’anime un blog spécialement destiné à la vulgarisation de la perversion narcissique qui est une théorie des conflits bien plus riches que ce à quoi les médias la destinent actuellement : « Perversions narcissiques et psychopathies : théories et concepts ».

Ni plus ni moins. Impressionnant. De lui non plus, on ne sait rien du parcours de formation et de son expérience professionnelle, en dehors d’une vague présence sur Facebook. Ou plutôt si : il est expert en leçons qu’il dispense à tort et à travers, de grandes contributions à l’avancement de la science et d’effets de manche pseudo psychologiques. Et relativement à Jean-Dominique Michel, qui se ressemble s’assemble.

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Raoult fait un raout à propos de l’hydroxychloroquine

Le professeur Didier Raoult a une page Facebook officielle. Rien de moins.

Celle-ci permet à ce mandarin de mes deux de faire la promotion de l’hydroxychloroquine sous toutes ses formes et pour toutes sortes de pathologies.

La dernière en date serait que l’HCQ « marche pour les malades du cancer ». Là, vraiment, ce Raoult et son raout nous empapaoute. Je voudrais bien savoir depuis quand un médicament antimalarien peut traiter le cancer… Et, surtout, quelles sortes de cancers.

Et il se trouve plus de 200 peigne-culs pour liker cette affirmation qui est sortie de tout contexte, sans aucune explication digne de ce nom, ni sur l’étude, ni sur rien.

Décidément, Raoult se faoult de nous.

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Jean-Dominique Michel est un imposteur

Jean-Dominique Michel se présente (je devrais dire se vend) comme un « anthropologue de la santé ». Il a un troupeau de suiveurs inconditionnels sur sa page Facebook et son blog. Depuis le début de la pandémie liée au Covid-19, on le voit partout, on l’entend partout et il dégoise ses théories à la mord-moi-le noeud à tort et à travers.

Il se fait passer pour un professionnel de haut niveau. Malheureusement pour lui, il a eu la bêtise de publier son parcours de formation sur sa page LinkedIn. Impressionnant parcours…

Il débute dans les années 1986 – 1994 à l’Université de Montréal ou il aurait obtenu des « certificats » en études théâtrales, cinématographiques, anthropologie ainsi qu’un Bachelor en « Arts & Sciences ». Quels diplômes? On n’en sait rien.

Il poursuit avec un brevet d’instructeur suisse de ski et patente vaudoise en 1990 – 1991, ce qui prouve qu’il a du revenir en Suisse pour ses vacances d’hiver. Et ce brevet est sans aucun doute très utilie pour développer ses connaissances en anthropologie de la santé.

Et ça continue avec un certificat en ethno-linguistique et un diplôme d’études supérieures en anthropologie de la santé, délivrés par un mystérieux « Psycho-Physics Academy » à Londres, en 1993 – 1995. Cette académie n’a aucune existence sur Internet ailleurs que dans le curriculum vitae de Jean-Dominique Michel. Un simple recherche sur Internet nous apprend que cette société à responsabilité limitée a été créée en 1993 par un certain Jean-Paul André Gérome (artiste peintre de son état) et a été dissoute en 1999. Ca commence à sentir le souffre.

Il poursuit par une formation en biogénéalogie dispensée par Esclarmonde à Genève en 2005 – 2006. Cet institut est spécialisé dans les formations du domaine de la naturopathie et, sur son site actuel, ne fait aucune mention de biogénéalogie.

Ce n’est pas terminé! Notre imposteur fréquente ensuite l’Institut de Coaching et de Thérapies d’Evolution à Genève, entre 2009 et 2013, où il aurait obtenu un diplôme de praticien et de formateur en « accompagnement individuel et groupal »… Cet institut n’a pas d’existence sur Internet.

En 2016, MD Consultation Institution de Santé lui aurait délivré un diplôme de formation REMAS (reprogrammation émotionnelle par les mouvements alternés et la sophrologie)… Il se trouve que cettte organisation « offre une approche de soins ambulatoire en psychiatrie générale et une approche plus spécifique pour les problèmes de dépendances à un produit ou d’addictions à un comportement pour les problèmes d’Hyperactivité chez l’adulte (TDA-H) et pour les personnes « Haut Potentiel »… Le site fait cependant mention de « traitements plus spécifiques comme: l’intégration d’outil TCC de troisième génération, la résilience, le mindfulness, le R.E.M.A.S (technique proche de l’E.M.D.R) basées sur les mouvements alternatifs pour le syndrôme de stress post traumatique, les phobies et certains troubles anxieux »… On s’approche, mais de formation, il n’y en a pas. Il y a fort à penser que notre olibrius y a été admis comme patient plutôt que comme étudiant.

Et pour parachever le tout, il nous dit avoir suivi une formation en « neuro coaching » à la Loyola Marymount University. Cette université catholique existe bel et bien, mais sur son site Internet, aucune trace de formations au coaching ou au « neuro coaching »… En revanche, Mark Waldman qui est effectivement titulaire d’une chaire au sein de cette université, propose un cours en ligne de neurocoaching dont on ne sait pas grand chose sinon qu’il n’est en aucun cas affilié à la Loyola Marymount University.

Enfin, le site Google Scholar ne fait aucune mention de quelconques publications académiques signées de la main de Jean-Dominique Michel.

Tout cela n’est pas reluisant du tout. Jean-Dominique Michel n’est titulaire d’aucun diplôme universitaire digne de ce nom, n’a eu aucune carrière académique, aucune publication autre que ses deux livres et un article sur « L’importance de la croyance dans le processus thérapeutique », publié en 2008.

Si l’on ne se base que sur son curriculum vitae, on doit donc conclure que Jean-Dominique Michel n’est pas qui il prétend être. Sa posture relève davantage de celle d’un gourou illuminé que d’un scientifique de niveau académique.

Pour autant, cela devrait-il lui interdire de proférer ses absurdités? Certainement pas… Pour autant que l’on soit pleinement conscient que cet individu est un imposteur.

Unnamed