La dialectique indigne des défenseurs de Maudet

Dans un article du journal Le Temps du 30 novembre 2018, on peut lire cette perle:

« Vous croyez que Pierre Maudet est le premier politicien à mentir? »

C’est l’incroyable argument de John Dupraz, ancien député PLR, sort pour la défense de l’ex-président du Conseil d’Etat genevois.

Ainsi, on devrait exonérer les mensonges et tentatives de manipulations de Maudet au seul prétexte qu’il ne serait pas le seul à mentir. Vraiment?

Dans ce même article, le solaire Bertrand Piccard y va aussi de son couplet asinien:

« J’admire les gens qui se considèrent injustement victimes et qui se battent »

Le fait est que, dans ce cas particulier, Maudet n’est pas une victime, sinon celle de ses propres mensonges et divagations.

Telle est la dialectique des soutiens du futur ex-Conseiller d’Etat. Il y a eu pire ailleurs, d’autres ont fait pareil et il est une victime des grands méchants qui ourdissent les pires complots pour le forcer à la démission.

On ne sait ce qui est le plus affligeant, des faits eux-mêmes et de leur auteur ou de la misère intellectuelle des défenseurs jusqu’au-boutistes de Maudet.

Maudet, PLR, l’implosion programmée

La descente aux enfers du PLR genevois est programmée. Elle se terminera par l’implosion du parti, déchiré par les luttes internes, les secrets nauséabonds révélés, les rancoeurs personnelles et, par-dessus tout, l’attitude jusqu’au boutiste de Pierre Maudet, menteur en chef de la formation.

Il s’accroche à ce qui lui reste de pouvoir, soutenu par une vieille garde de radicaux d’un autre siècle prêts à tout pour le laisser en place.

Mensonges, manipulations, secrets d’alcôves politiques, fonds occultes tout y est pour alimenter les conflits internes qui finiront par provoquer la disparition du PLR, assemblage contre nature de radicaux fazystes et de libéraux tendance rue des Granges. Au point que tout cela commence par agacer singulièrement les instances nationales du parti.

Pour tous, Maudet est présumé innocent. Soit. Mais il est aussi le ver dans le fruit PLR, le révélateur des dissensions irrédentistes et, probablement finalement, le fossoyeur du mouvement. Paltoquet menteur, arrogant, suffisant et content de lui, Maudet est pour l’instant sourd aux appels à la démission.

Au-delà des aspects juridiques de son affaire, la sortie serait pourtant la seule solution honorable aux problèmes que Maudet pose à sa formation, à la République et, en finalité, à ses concitoyens qui deviennent la risée de nos compatriotes confédérés. Mais, l’honneur, il ne semble pas en avoir, s’accrochant à sa position comme un naufragé à sa bouée. S’il tient encore quelques mois, il bénéficiera d’une substantielle rente de « retraité ».

Finalement, se débarrasser de Maudet n’aura pas de prix. Attendons donc ces quelques mois et qu’il parte sans honneur, entraînant son parti dans la disgrâce d’une disparition qui, en l’occurrence, sera entièrement méritée.

Lisa Mazzone, les dents qui raient le parquet

Lisa Mazzone est omniprésente.

Grâce à la complaisance servile des médias locaux, on la voit partout, on l’entend partout, on est assommé de ses discours aussi vains que prétentieux.

Elle appartient à la catégorie des Khmers Verts, écolos tendance radical-socialiste, les purs parmi les purs. Tout cela serait parfaitement insignifiant si la dame n’avait pas les dents qui raient en permanence le parquet, au point d’y laisser une marque quasi indélébile dans les esprits simples des représentants du bon peuple.

Déjà conseillère nationale, la voici qui avise de briguer la fonction de conseillère aux états. Elle sait tout sur tout, elle qui est née en 1988. A tel point que l’on se demande comment on a bien pu faire pour comprendre quelque chose au monde qui nous entoure avant son arrivée en politique.

Opportuniste en tout, sa dernière idée est de réhabiliter les objecteurs de conscience condamnés entre 1968 et 1973. Vous avez bien lu? Ces malheureux, condamnés entre quinze et vingt ans avant sa naissance à elle.

J’en tombe de ma chaise. L’électoralisme transpire de chaque mot qu’elle prononce.

Mais bon comme on le disait dans ma lointaine jeunesse, il n’y a que de sottes gens. Espérons qu’il ne s’en trouvera pas assez pour la réélire l’année prochaine. Car avec les Khmers Verts, on perd.

What the fuck else?

Mercredi, 11 heures vingt minutes. J’entre dans la boutique Nespresso de la rue du Marché. J’ai l’impression de me trouver dans une bijouterie de luxe.

Un jeune éphèbe en tablier de jardinier, l’air pénétré, me toise et me dis : « Bienvenue, puis-je vous offrir un café » ?

Moi : « non, je voudrais dix boîtes de bleu et 5 boîtes de vert »
Lui, l’air profondément attristé : « Ah… Alors pour ça, il faudra voir avec un de mes collègues qui vend ! »

Moi, bouche bée, je garde un silence consterné, regardant l’éphèbe astiquer furieusement une machine à café qui traînait là.

Et comme personne ne fait l’effort de s’approcher de moi, je ressors de la boutique, furieux.

Car finalement, acheter des capsules de café, ce n’est pas comme s’enquérir du prix de la bague que ta femme te fait regarder chaque fois qu’elle et toi passez devant la vitrine de son bijoutier préféré, non ?

Bon, finalement j’y retourne un quart d’heure plus tard et, Ô miracle, une jeune femme me demande ce qu’elle peut faire pour moi.

Moi : « je voudrais dix boîtes de bleu et cinq de vert »
Elle, l’air de s’adresser à un demeuré : « le vert on ne le fait plus, maintenant on a du vert foncé, qui est plus corsé »
Moi (je n’en peux plus) : « ça ira, mettez-moi cinq boîtes de vert foncé »
Elle, attristée : « Vous êtes sûr, vous ne voulez pas goûter ? »
Moi, je serre les dents : « non, non, ça ira comme ça »

Elle se met à tapoter furieusement sur sa tablette et m’annonce, triomphante que cela fera quatre-vingts francs et dix centimes, est-ce que je fais partie du « Club Nespresso » ?

Moi, sortant le plastique « non »
Elle, visiblement peinée devant tant d’insensibilité : « vous ne voulez pas adhérer ? »
Moi, franchement agacé : « non Madame, je reste sous le radar »

Bon, je paie et elle disparaît pendant trois bonnes minutes, pour finir par revenir avec un sac contenant mes quinze boîtes de café, dix bleues et cinq vertes.

Je sors, les dents serrées et me dis : « Nespresso, what the fuck else ? »

Daniel, Johann, Chuck Jones, Charles 05, Geo, Patoucha, Octave Vairgebel et les autres

Sur la plate-forme des blogs de la Tribune de Genève, on rencontre toutes sortes de gens. Ils ont pour pseudonymes Daniel, Johann, Chuck Jones, Charles 05, Geo, Patoucha, Octave Vairgebel ainsi que beaucoup d’autres. Ils sont des trolls, reflets de la débilité ambiante.

Ils se manifestent tout particulièrement comme « commentateurs » des billets les plus rétrogrades et dénués de substance (on taira les noms de leurs auteurs par égard pour eux ou elles). Ils se caractérisent par une posture consistant à être contre tout ce qui est pour – et réciproquement.

Ils bêlent contre la pensée unique tout en s’en faisant les propagateurs en niant le droit à tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux de le faire savoir.

Ils sont les diffuseurs des théories les plus idiotes ou fantaisistes qui soient. Ils se complaisent dans les fake news. Complotisme, anti américanisme primaire, racisme, anti tout, quoi.

Si on prend leurs propos au premier degré, on sourit devant tant de stupidité. Je ne résiste pas à en citer un, qui m’a fait l’honneur de visiter mon site:

Je viens de parcourir le blog du débilogueur. Intéressant pour comprendre sa « personne »_alité. Tous les derniers sujets sont des attaques ad personam. – « Daniel »

Lorsque l’on a plus rien à dire, on pratique l’insulte. C’est du niveau de ces imbéciles. Lorsque l’on y réfléchit un peu, on se dit que tous ces gens doivent avoir une vie bien triste et sans relief s’ils doivent passer leur temps à propager de tels propos.

Daniel, Johann, Chuck Jones, Charles 05, Geo, Patoucha, Octave Vairgebel et tous les autres, je vous souhaite bon vent.

ACoteDuBonheur Snapseed

Salerno: le détournement de la pensée

Sandrine Salerno n’a pas obtenu sa dérogation pour siéger au Grand Conseil genevois en même temps qu’elle assure sa charge de Conseillère Administrative de la Ville de Genève. Il s’en est fallu de trois voix. Bien fait pour elle.

Dans une interview publiée dans la Tribune de Genève, la socialiste qualifie la décision de son parti de « surréaliste ». Elle s’en explique en arguant du fait que c’est car elle est femme que sa dérogation n’a pas été accordée. Pouf pouf. L’entourloupette intellectuelle si typiquement gauche-bobo. Je n’ai pas eu ce que je voulais donc je suis une victime par défaut.

Le bon peuple appréciera.

C’est évidemment elle qui tient des propos surréalistes. Elle nous explique qu’elle a 46 ans et qu’au terme de son mandat à la Ville de Genève, elle devra chercher du travail. Elle en aura alors 48. Elle nous arracherait presque une larme.

Elle devra faire l’expérience du chômage en col blanc et comprendra enfin toutes les vicissitudes que doivent endurer les demandeurs d’emploi de plus de 45 ans. Peut-être en tirera-t-elle des enseignements utiles pour elle.

Françoise Giroud affirmait au siècle dernier que l’égalité entre hommes et femmes serait atteinte le jour où une femme incompétente occuperait un poste-clé.

C’est fait. Ouf.

Il faut s’appeler Pascal Décaillet

Il faut s’appeler Pascal Décaillet pour oser commettre une leçon sur l’histoire des grandeurs et décadences de l’empire perse en commentaire de la décision du bouffon de la maison blanche d’extraire les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.

Il se targue d’être féru d’histoire, notre Sainte Suffisance Journalistique… Ce qu’il oublie, c’est la dimension contemporaine de ladite Histoire (il n’en retient que la première syllabe).

On se permettra de contredire sa Majesté Journalistique en lui rappelant que l’Iran d’aujourd’hui n’a de lien avec l’Histoire que dans ses volontés hégémoniques au sein du monde musulman.

Tout dans sa grandiloquence, notre échotier appelle les pays d’Europe à affirmer « que leur relation avec l’Iran relève de leur choix souverain, et non d’un alignement sur les États-Unis d’Amérique »… en oubliant opportunément que, quelques jours auparavant, il faisait lui-même le panégyrique du président desdits Etats-Unis d’Amérique.

Je ne sais s’il existe une Histoire pour les journalistes, mais s’agissant de Décaillet, gageons que ce sont les oubliettes qui lui sont destinées.