Je n’aime pas Coline de Senarclens

Je n’aime pas Coline de Senarclens. Je la trouve agitée et sans substance, constamment réfugiée dans une posture de «militante féministe» et produisant un discours qui se voudrait vitriolé mais qui, au fond, ne consiste qu’en un ramassis de clichés, de poncifs et de généralisations aussi hâtives que superficielles.

Elle m’agace prodigieusement et, en plus, je la trouve bête. Malheureusement, depuis #balancetonporc et #metoo, une presse complaisante lui donne une place très imméritée.

Elle cultive un comportement tout fait de brusquerie, de provocations stériles inondées d’une forme d’anticonformisme très travaillé qui est, au fond, d’une totale vacuité.

Etre l’instigatrice de la «Marche des salopes» – projet salutaire et indispensable à l’instruction des gros porcs et autres phallocrates, gardiens d’une culture de domination de l’autre (cet autre étant constitué prioritairement des femmes) ne fait pourtant pas de Coline de Senarclens l’égérie d’un féminisme progressiste.

Au contraire, cela fait d’elle une espèce de caricature en inversé, une agitée du bocal, ses propos utilisant une agressivité verbale si typique du discours masculin qu’elle s’évertue à dénoncer. Une sorte de bipolarité de la pensée, où les bonnes sont les filles et où les méchants sont les garçons.

On ne me fera pas dire que les hommes constituent une classe d’individus parfaits et au-dessus de tout soupçon, surtout lorsqu’il s’agit de leurs comportements en société – et surtout envers les femmes.

Mais bon. En tant qu’homme, je considère que si l’on veut vraiment changer la société, ses rôles et ses pseudo-déterminismes, ce n’est pas par les incantations et les slogans apocalyptiques que l’on y parviendra.

Coline de Senarclens a raison d’être indignée, elle a raison de lutter pour la cause des femmes. Mais sa misère intellectuelle et ses agitations verbales me semblent avant tout desservir la cause qu’elle veut défendre. Car en effet, ce n’est pas parce que les hommes ont imposé par la violence sous toutes ses formes, des millénaires durant, leur domination sur les femmes que ces derniers apprendront à changer par cette même violence.

Il me paraît, très modestement, que c’est par le développement et l’intégration très large des valeurs féminines dans l’éducation, la culture, la politique et, finalement dans nos comportements à tous, que l’on y parviendra.

Coline de Senarclens ne nous y aide en rien.

Monsieur Sylvain Thévoz est un justicier pharisaïque

Sylvain Thévoz, justicier pharisaïque, impénitent donneur de leçons, socialiste de l’heure des repas, tenant de cette gauche caviar si genevoise, islamophile de mes deux, se fait poète.

Le panégyrique de l’oppression des palestiniens, ce peuple si irrédentiste qu’il ne peut envisager la paix avec son voisin serait risible s’il n’était si obtus et, au fond, si cucul. La diabolisation des Etats-Unis serait amusante si elle n’était si aveugle et désinformée. La pesée des intérêts serait équitable, si elle n’était si sourde et tellement teintée de l’ignorance crasse et des slogans de son auteur.

Tout ça me donne une certaine nausée.

Sandrine Salerno au Conseil d’Etat? Surtout pas

Ainsi soit-il, les socialistes genevois ont choisi leurs candidats pour le Conseil d’Etat. Tout d’abord, on se réjouira que Kast, Sainte-Marie et le gros Sommaruga aient été écartés. Bien fait pour eux.

En revanche, on peut d’ores et déjà commencer à faire campagne contre l’ex-mairesse Salerno qui, évidemment, est habitée (si l’on ose dire) par l’envie de se recycler après trois mandats au Conseil Administratif de la Ville de Genève.

Il conviendra bien entendu de s’opposer par tous les moyens à cette candidature. Tout d’abord Sandrine Salerno (ci-après SS) n’est pas apte à mener cette tâche. Elle n’est ni consensuelle, ni capable de négocier quoique ce soit avec qui que ce soit.

En second lieu, elle est sectaire.

Enfin, elle s’est comportée en petit tyran au département des finances de la Ville de Genève. Employés écartés après des « enquêtes administratives » coûteuses et iniques, à l’instar des procès d’un autre siècle où l’accusé était coupable par défaut. Injonctions en contradiction avec le statut du personnel de la Ville et autres petits délits indignes. Des méthodes très gauche, en quelque sorte.

La République n’a pas besoin de cela. Donc, Salerno au Conseil d’Etat? Surtout pas.

Lettre ouverte à Pascal Décaillet, sa Sainte Suffisance Journalistique

Votre Splendeur Journalistique,

On devrait vous consacrer l’un de ces petits ouvrages qui existaient du temps de mes études post-obligatoires et qui s’appelaient « Profil d’une oeuvre ».

Celui qui vous serait consacré devrait impérativement mettre en exergue les méandres d’un esprit critique (c’est bien), tortueux (c’est mieux) et égocentrique (ce n’est pas bien).

En effet, tous vos billets, sans exception aucune, sont construits de la même manière: au prétexte de commenter ou de deviser sur un sujet de politique ou de société (aïe, j’ai osé le blasphème), vous ne faites en réalité qu’une seule chose.

Parler de vous.

De votre vie, de vos idées, de vos expériences d’adolescent, de journaliste, de votre haine de la presse suisse romande, si conforme à votre goût.

Moi, moi, moi, moi, en quelque sorte, encore moi et toujours moi.

Selon le vieux principe qui stipule qu’il est plus aisé de voir la paille qui se trouve dans l’oeil de son voisin, vous ne voyez pas la poutre qui se trouve dans le vôtre.

Pour tout vous dire, vos écrits sont lassants à force d’être conformes et prévisibles à force d’être semblables, quels qu’en soient les sujets.

On se réjouira du terme de l’élection présidentielle française, la dernière en date de vos obsessions, pour que nous soient épargnées vos élucubrations et vagissements sur ce que les citoyens de la République (dont je suis, fièrement) devraient voter, sans que vous n’osiez le dire, car vous êtes un lepéniste même pas avoué, comme vous êtes, de ce côté-ci de la frontière, un blochérien pur et dur.

Allez, je me sens mieux et, tel une carpette, je m’aplatis devant votre sainte suffisance.

l’Alt-droite a son représentant en Suisse

Sa Sainte Suffisance Journalistique, Pascal Décaillet, est un homme de droite. Nostalgique d’un passé que l’on croyait à jamais oublié, il fait régulièrement l’apologie de l’Allemagne. Oh, non pas l’Allemagne actuelle, mais la République Démocratique Allemande, l’infâme RDA dont, adolescent, il appréciait les journaux radiophoniques.

Il n’y a pas là de quoi fouetter un chat. On a les nostalgies que l’on mérite, après tout.

Là où Saint Pascal se transcende littéralement, c’est dans sa critique de ce qu’il est convenu actuellement d’appeler les médias « mainstream » et leurs représentants. Ces derniers sont en réalité ses confrères et consoeurs, coupables à ses yeux de procéder à une critique insensée de l’administration Trump et de Trump lui-même, du Brexit, en bref de tous les thèmes qui excitent Décaillet comme une mouche gravitant frénétiquement autour d’une bouse bien fraîche.

Il ne voit dans ces critiques que l’expression d’un malaise post-soixante-huitard, de frustrations bien pensantes et, surtout la preuve de l’imbécillité indécrottable des journalistes qui ne sont pas lui. Et, effectivement, ceux qui ne sont pas Décaillet, ça fait pas mal de monde.

Il tombe dans les plus grossiers travers que l’on peut qualifier de « alt-right » et qui consistent à discréditer l’ensemble de la presse lorsqu’elle tient des propos qui lui déplaisent. Non, comme ses amis de la Maison Blanche, on ne démonte pas les arguments de ses contradicteurs sur le fond, mais on disqualifie simplement ceux qui ont rapporté l’information, en l’occurrence les désastreuses décisions exécutives de Donald J. Trump.

Et l’on s’aperçoit que notre ami échotier des bas-fonds de la pensée journalistique est à un pas des ridicules propos de Kellyanne Conway qui défendait cet intéressant et nouveau concept, les « alternative facts ». Et ces gens s’y prennent toujours de la même façon: les faits, vérifiables et incontournables sont sans importance et peuvent être niés, contre toute évidence, lorsqu’ils ne nous arrangent pas. Ce qui est à critiquer impérativement est l’attitude de ceux qui les mettent en exergue. En cela, Décaillet tombe dans le panneau de la rhétorique d’une droite bête et méchante: celle qui, en plus de se réclamer d’un conservatisme étroit libère la parole des plus frustrés et des plus médiocres.

L’élection de Donald Trump, après le Brexit, a définitivement désinhinibé les discours de Décaillet. Il faut dire qu’il ne lui en fallait pas beaucoup. Décaillet finalement, c’est du « fake news ».

Pascal Décaillet est un nostalgique du IIIe Reich

Sa Sainte Suffisance Journalistique l’ineffable Pascal Décaillet est un nostalgique du IIIe Reich. Dans un billet publié sur la plate-forme des blogs de la Tribune de Genève – dont on se demande pourquoi elle permet encore à cet olibrius profiteur de l’utiliser – il se lâche et nous sort la totale.

Il nous fait part de la moiteur qu’il a éprouvée à la fréquentation de vétérans du front de l’Est, à l’âge de 14 ans. Il nous dit toute la fascination que cette Allemagne provoquait chez l’adolescent pas encore attardé qu’il était. Il va jusqu’à dire qu’il trouvait que les nouvelles radiophoniques de la république démocratique allemande « n’étaient pas si mal faites », effaçant au passage le fait que l’appareil de la RDA était composé pour l’essentiel d’anciens nationaux-socialistes.

Il la ramène si souvent avec l’importance de « la mémoire », mais il feint d’ignorer que cette Allemagne-là était porteuse du rêve pan-européen et sans frontières qu’il abhorre aujourd’hui. Le rêve d’une Europe purifiée, nettoyée de ses populations inférieures (juifs, tziganes, slaves, homosexuels ou handicapés). Il passe sous silence que ce sont ces allemands et ces armées qui ont mis l’Europe à feu et à sang.

Pour un peu, à l’instar de ses copains facho-populisto-UDC néo-trumpiens, il en réécrirait l’histoire, inventant un passé aussi irréel qu’idéalisé.

Cette nostalgie est dérangeante. Heureusement, l’Allemagne fantasmée par notre échotier local a bien changé. Et pour le meilleur.