Nombrilisme politico-journalistique

Le nombrilisme politico-journalistique genevois est sidérant, surtout lorsque Monsieur Pascal Décaillet brocarde ses têtes de turc, anciennes et nouvelles. Dans cette dernière catégorie, on notera l’arrivée tardive de Madame Nathalie Fontanet, à qui notre échotier de quatrième zone reproche de mener une politique «de gauche».

On aimerait bien l’y voir, lui, aux manettes du canton. Mais il préfère rester aux marges, ce qui ne lui fait courir aucun risque, sinon celui de se couvrir lui-même d’un ridicule avéré.

Tant pis pour lui.

La dernière lubie de Décaillet

Pascal Décaillet a ses lubies. La dernière en date est d’affirmer que “la démocratie élective vit ses dernières décennies”. On se demande où il va chercher cela, mais c’est son thème de prédilection depuis quelque temps. Il faut bien meubler le vide sidéral ambiant.

Mais il est comme Donald J. Trump, finalement. Il répète et caquète, ad nauseam, ces nullités.

Et finit par vouloir nous faire croire que ce sont de véritables vérités.

Tout cela est pathétiquement vain, inutile et dénué de fondement. A l’instar de l’auteur de ces péroraisons.

Décaillet sombre dans le complotisme Deep State

Pascal Décaillet, ténébreux oracle de la vie politique genevoise, sombre dans le complotisme de tendance trumpiste. Dans un effarant billet, il mélange tout et distille ses théories qui donneraient à rire si elles ne donnaient du grain à moudre aux négationnistes de la crise sanitaire.

S’il est vrai que ce second semi-confinement portera sans doute un coup dur de plus à une économie genevoise affaiblie, notre échotier des savannes se lâche. A la fois dans une critique de l’actuel gouvernement (le « sextuor »), mais surtout à ce qu’il qualifie de « nomenclature sanitaire » ou « dictature sanitaire de l’ombre » sorte de Deep State dont les intentions seraient d’abêtir les citoyens.

Il agite le spectre du peuple, dans un morceau mémorable de son torche-cul:

Nous ne contestons pas ici la gravité sanitaire actuelle. Mais il faudra, très vite, identifier le chemin de panique instillé par une certaine Nomenclature médicale d’Etat, et déposé comme un pistolet sur la tempe du sextuor. Ce travail de radiographie est urgent, et nécessite absolument une Commission d’enquête parlementaire. Si le Parlement se refuse à une telle décision, alors le peuple devra très vite se mobiliser

On ne sait finalement qui est le plus dangereux: le Covid-19 ou Décaillet lui-même qui, tel la mouche du coche, s’agite, tourne autour du gouvernement, fait exprès de mettre le bâton dans la fourmillière.

Décaillet: tout est prétexte à vomir la presse mainstream

Dans un récent billet, Pascal Décaillet démontre (le fallait-il encore?) que son objectif principal est de vomir la presse mainstream, qu’il s’agisse de la RTS ou du journal Le Temps.

Cette fois-ci, il prend prétexte du décès de Ruth Bader Ginzburg, juge à la cour suprême des Etats-Unis, pour asséner ses rengaines habituelles.

Il convient de noter que Sa Sainte Suffisance Journalistique se prend pour un grand apôtre de la démocratie en général et de la directe à l’helvétique en particulier.

Dans le cas de la cour suprême des Etats-Unis, ce qui choque la presse mainstream – mais aussi une bonne partie des citoyens des Etats-Unis – est la manière dont le parti républicain, à l’instigation de Trump, va tenter de manipuler une seconde fois la nomination d’un juge à la cour suprême.

Rappelons-nous: en 2016, le GOP majoritaire au Sénat a bloqué la nomination de Merrick Garland à la cour suprême car il était proposé par Obama durant une année électorale. Au prétexte qu’il incomberait au président élu de faire son choix.

Cette année, nous sommes dans la situation inverse. Trump est candidat et sa réélection est incertaine. Et ce même GOP affirme, sans honte, qu’il faudrait absolument nommer un remplaçant à Ruth Bader Ginzburg avant l’élection. La manoeuvre ne trompe personne et c’est exactement cela qui est révoltant car c’est une captation de démocratie commise par un parti noyauté par toutes sortes de tendances fascisantes, comme le Tea Party ou l’obscur mouvement QAnon.

Mais cela, Décaillet n’en n’a cure, tant sa haine de la RTS le ronge. Ce personnage est vraiment petit, petit, étroit dans une vision quasi obsessionnelle d’un monde passé, révolu à jamais.

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Pascal Décaillet ne vit pas sur la même planète que nous

Pascal Décaillet vit sur une autre planète que le reste d’entre nous. Dans un récent billet, il fait l’apologie du bilan de Donald Trump, ce qui lui donne aussi l’occasion de vomir la presse mainstream – une habitude chez lui – le Temps, en l’occurrence.

Quel benêt. Il faut le citer:

Mais il y a les faits. En quatre ans, Donald Trump n’a emmené les États-Unis dans aucune guerre. Son prédécesseur, Barack Obama, de la Somalie à l’Afghanistan, de la Libye à l’Irak, avait tapissé le monde de ses bombes, souvent dans l’indifférence générale des médias, qui ont toujours sanctifié sa figure. La bienpensance mondiale ne lui avait-elle pas attribué le Nobel de la Paix au tout début de son mandat, ruinant ainsi pour toujours le crédit de cette institution ? Sur le moment, passablement seul en Suisse romande, nous avions condamné cette scandinave pantalonnade.

Donald Trump, sur le plan économique et social, a rendu l’espoir à des millions d’Américains. Il a jugulé le chômage, créé un climat de confiance pour l’emploi. Il y a eu le Covid, c’est vrai, mais je ne sache pas qu’il puisse en être tenu pour responsable.

Deux paragraphes qui, comme d’habitude, visent à côté de la cible. Et qui sont d’une malhonnêteté crasse. Ne serait-ce que parce que les guerres d’Obama étaient celles de son prédécesseur, George W. Bush.

Trump a jugulé le chômage: mensonge.
Il a rendu l’espoir à des millions d’américains: mensonge.

Ca ne gêne pas notre échotier des bas fonds, qui pense sans doute que proférer un mensonge à trois ou quatre reprises en fait une vérité. C’est la méthode Trump, aussi.

Car le bilan de ce dernier est objectivement calamiteux. Sans même prendre en compte ses habitudes de communication qui, chaque jour, touchent le fond, plus profond encore que le précédent.

Vraiment, Décaillet est une carpette au service de l’ait-droite la plus bête de l’univers. Il est très content de lui.

PD

Les obsessions de l’échotier: diagnostic psychiatrique

Le « grand journaliste » du paysage audio-visuel de Suisse romande nous livre, jour après jour, ses obsessions. Le diagnostic psychiatrique est intéressant et assez facile à effectuer.

L’olibrius souffre:

– d’égocentrisme aggravé

– d’une fixation négative sur l’Union Européenne

– d’une adoration pour l’UDC et pour le dinosaure de Schaffouse

– d’une vénération du vote du 14 février

– d’une exécration de mai 68 et de ses succédanés

– d’une misère intellectuelle permanente

Mais, surtout, et c’est un développement récent, d’une logorrhée caractérisée sur le scrutin du 27 septembre prochain, sur l’immigration. Et il nous sert toutes, absolument toutes les vieilles et éculées rengaines xénophobes que l’on connait depuis le siècle dernier, malgré ses dénégations:

Il ne s’agit absolument pas de xénophobie : réguler les flux migratoires n’implique aucune espèce de jugement dépréciatif sur l’étranger, en tant que tel. Ceux qui brandissent ce terme, xénophobie, dans le débat du 27 septembre, doivent être implacablement remis à leur place. Au besoin, par des procédures en diffamation

En plus, il se fait menaçant, le bougre. Du délire de la persécution à ajouter à la longue liste de ses pathologies.

Vous rendez-vous compte? Des plaintes en diffamation? Moi je l’affirme haut et fort – et je prédis déjà que son éventuelle plainte en diffamation se retrouvera à sa place, aux oubliettes de l’histoire – que cet homme est foncièrement, irrémédiablement xénophobe.

C’est grave, docteur? Oui! Il lui faut ses petites gouttes tout de suite, ça le calmera, et cela soulagera le bon peuple qui n’en peut plus de ses élucubrations.

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Le Gogol, c’est lui

Sa Sainte Suffisance Journalistique, jamais à court de stupidités à proférer, peste contre le port obligatoire du masque dans les transports en commun.

Il enrage contre les médecins cantonaux, affirmant cette ineffable vérité:

« mais quel Gogol, quel Pirandello bureaucratique a laissé surgir de ses méninges cette fonction qui sublime la noirceur du caporalisme le plus étriqué?« 

Le « caporalisme le plus étriqué »… Il fallait trouver. A force d’écrire stupidité après stupidité, on pourra bientôt les rassembler en un recueil de type « Best of ».

On pense chaque jour avoir touché le fond, à lire ses sornettes et ses vagissements quasi-hystériques. Mais chaque jour, on n’est jamais déçu, tant les propos de cet olibrius s’enfoncent plus profondément dans la vase de la pensée – si toutefois pensée il y a, ce qui est moins que certain.

Le Gogol (non, pas Nicolas Gogol, mais le niais attardé) c’est lui.

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Les envolées lyriques de l’échotier

Décaillet vomit tellement l’Union Européenne qu’elle lui inspire de grandes envolées, lyriques, prophétiques et incantatoires.

Sous le titre « Le gisant et les fausses écritures » (il fallait le trouver, quand même) il nous livre un morceau d’anthologie digne des raclures que l’on trouve habituellement sur les tas de fumier. Une sorte de Nostradamus raté.

Tout cela serait risible si ce n’était aussi pathétique.

Comme je l’ai toujours dit, on a la presse que l’on mérite. Et les faux prophètes, aussi.

Ainsi soit-il.

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Salerno: good bye, enfin

A la veille de sa retraite, plusieurs journalistes (si l’on peut encore les appeler ainsi) s’extasient sur le bilan et la personne de la future ex-mairesse Sandrine Salerno.

Chacun y a de son éloge.

La Tribune de Genève se fend d’un article intitulé « Le coeur à gauche et les finances à droite« . A en croire l’auteur Sandrine Salerno sera regrettée.

Rien n’est plus faux. Son style dictatorial a coûté leur emploi à plusieurs fonctionnaires pourtant désireux de bien faire, tout particulièrement dans le secteur des ressources humaines.

Mais le fond est – évidemment – touché par Sa Sainte Suffisance Journalistique qui nous livre ce morceau d’anthologie:

Puissent d’autres grands argentiers, aux trois niveaux de notre pays (Villes, Cantons, Confédération) s’inspirer de sa retenue dans les dépenses, de sa lutte contre les déficits, de sa prudence féline, de son souci des équilibres

Il est talonné de près par S.S. elle-même qui nous dit:

J’ai une intuition de ce qu’il faut faire et de ce qui est juste

Au temps pour la modestie et la retenue, mais à couler dans le bronze de la stupidité.

Mais bon, la bonne nouvelle est que le 1er juin à 0 heures, la Ville sera soulagée de la présence de Sandrine Salerno aux affaires. Plus jamais ça.

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Référence: on lira avec intérêt cet article qui évoque la rectitude de S.S. et de la municipalité des petits copains.

Décaillet a la rage

Décaillet a la rage!

Ô fou rire qui me prend.

Il a la rage contre ceux qui ne pensaient pas comme lui avant et s’y mettent à la vingt cinquième heure… Qui se trouvent à adopter les valeurs qu’il défend depuis vingt ans…

Il faut citer de morceau de bravoure intellectuelle:

Mes quelques compagnons de route de ces années difficiles, où il a fallu se battre avec acharnement pour faire valoir ses idées, et payer parfois fort cher (oh oui !) ce combat, je sais exactement qui ils sont. Une poignée ! Avec eux, dans l’ordre d’une invisible communauté d’appartenance et de combat, je communie.

Les convertis de la 25ème heure, je les identifie aussi, un par un. Sur eux, nul commentaire. Juste la rage.

Une communauté « d’appartenance et de combat« … Je pouffe. De quel « combat » veut-il parler, lui qui reste tranquillement derrière son clavier et son écran à rabâcher les mêmes sornettes à longueur d’année?

Non seulement il ne combat rien, mais il ne fait que pérorer, en ne prenant aucun risque (celui de la démocratie directe, par exemple).

Non, décidément, Saint Pascal, prenez un Xanax. Ca calme.

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